Unyk m’emm****

juin 4, 2008

Unyk, c’est votre carnet d’adresse online, le meilleur moyen de rester en contact avec tous vos amis/proches/inconnus. On y rentre toutes ses coordonnées et si un jour vous changez d’adresse ou de numéro de téléphone, tous vos amis sont prévenus. Chouette ! Utile ! Au bac le Filofax, plus besoin de PDA, tout est là sans rien faire…

Lors de l’inscription sur le site, Unyk vous donne la possibilité d’inviter tous vos contacts Facebook en une fois. Et comme on part du principe que tout nos amis/proches/inconnus sont sur Facebook, pas besoin de se casser la tête, on donne son login et son password et hop, tout le monde est invité à rejoindre leur plateforme.

Seul hic, et à mes yeux de taille et qui commence tout doucement à me courir sur le haricot, c’est que je suis inscrit sur UNYK (fallait bien que je voie à quoi ça ressemble). Et que malgré mon inscription, dès qu’un de mes amis/proches/inconnus les rejoint, ils continuent à m’envoyer un message d’invitation à rejoindre leur service, et ce directement dans ma inbox Facebook ! Dans ma naïveté légendaire, je considérais cette inbox comme encore vierge de SPAM et de messages inintéressants, seuls mes amis/proches/inconnus ayant la possibilité de m’y déposer un message.

Mais UNYK semble avoir trouvé le moyen d’y accéder directement et de la polluer ainsi de manière abusive, par l’intermédiaire de leurs nouveaux membres… Et ça, ça me bourre ! Pourquoi ne reconnaissent-ils pas directement les utilisateurs déjà présents pour les mettre directement en contact sur leur plateforme, comme la plupart des réseaux sociaux le font déjà ?

En résumé, si vous comptez vous inscrire sur UNYK à un moment ou à un autre, faites moi plaisir : décochez la petite case à côté de mon profil Facebook ou je risque de crucifier un pigeon mort sur votre porte d’entrée…


Bac à sable…

mai 14, 2008

Ce mardi, j’étais chez Actiris… Oui je sais, juste l’enchaînement de ce sujet-verbe-complément circonstanciel de lieu fout les chocottes. Ça sent le chômage, l’ONEM qui rôde, les petites cartes qu’il faut glisser dans la boîte de son syndicat, l’incertitude, les lendemains qui déchantent et autres joyeusetés…

Mardi donc, j’étais convoqué ! Actiris avait mis les formes pendant mon absence, et ma secrétaire (entendez la madre) a eu beau leur répéter à de nombreuses reprises que j’étais loin loin loin, ils ont quand même trouvé utile de m’envoyer treize convocations pour une réunion qui s’annonçait de la plus haute importance et dont le sujet était : un jour, le méchant ONEM va vous convoquer, soyez prêts !

Faut dire qu’on a de la chance d’être ainsi épaulé. Le luxe de la démocratie et du Welfare State où tout un chacun trouve un brin de soutien et d’encadrement… quand tout fonctionne bien.

Je suis ce que l’on pourrait appeler un fervent adepte de la théorie du grain de sable et de la loi de Murphy (les deux vont souvent de paire !). Tout le monde connaît Murphy, le grain, c’est encore autre chose. En deux mots et pour faire bref, le grain de sable est ce petit importun qui vient s’immiscer dans une procédure généralement administrative et donc fastidieuse et qui fait capoter l’ensemble de la démarche, postposant son issue à A+10 ou la rendant d’un coup inextricable. Le plus souvent, réussir à s’en extirper relève du challenge olympique et un cul-de-jatte aurait plus de chance de gagner le 100 mètres à Pékin que de s’en dépêtrer.

Pour illustrer mon propos, rien de tel que deux petits exemples, dont un est issu de ma propre expérience :

- En tant qu’ancien indépendant, j’ai eu le privilège de payer mes cotisations mutuelles au prix fort pendant quelques années. Le jour où j’ai voulu quitter ce statut ô combien soutenu et encouragé par nos politiques, il a fallu 6 mois à ma mutuelle (pourtant d’une couleur qui se veut proche de la plèbe - j’aime les paradoxes) pour comprendre que j’étais chômeur. 6 mois où il vaut mieux ne pas tomber malade et où la demande de remboursement de prescription s’avère complexe. Heureusement que mon antenne locale était là pour m’expliquer que le siège décroche rarement son téléphone, que le dossier finira bien par passer un jour et que de toute façon, on ne sait rien y faire… Et pour les relances portant sur les cotisations n’étant plus d’actualité, fichtre, au bac… Il n’empêche, ça frustre.

- Lors de cette splendide séance d’information chez Actiris, trois grains de sables ont pris la parole, malgré le fait que clairement, nos informateurs ne seraient d’aucune aide. Parmi les cas les plus flagrants, notons celui de Georges (ainsi prénommé par défaut), possédant une boîte aux lettres au CPAS de sa commune et n’ayant jamais reçu les convocations d’Actiris, jusqu’au jour où l’un des préposés lui a remis un paquet énorme de courrier en lui disant “Hé bien monsieur Georges, on en a du courrier en un coup hein dites ! Faut pas demander si vous étiez sur Facebook. C’est gai d’avoir plein d’amis comme ça”… Monsieur Georges passait toutes les semaines pour relever son courrier. Rien pendant des mois et là, hop, par magie, les convocations, toutes d’un coup. Autant vous dire qu’entretemps, monsieur Georges s’était fait virer de chez Actiris pour non réponse, s’était pris l’ONEM dans la tronche et que les sanctions n’avaient pas tardé… Et quand Georges tentait d’aborder la question des responsabilités, autant vous dire que les grains de sable s’étaient transformés en plage espagnole à marée basse et que pour trouver une solution, autant tenter de sortir de sables mouvant avec un bloc en béton arrimé aux chevilles plutôt que de rester éveillé en attendant de tomber sur le bon interlocuteur au sein du dédale téléphonique des “je vous passe le bureau 230-432-453-235-544-retour 230 ha mais non hein-678-bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de… tuuuut, tuuuuut, tuuuuuut,…

Depuis ces différentes illustrations de ma théorie, c’est décidé, je ne mettrai plus jamais les pieds sur une plage… ou alors de sable blanc… au moins c’est beau… quoique…


An End Has A Start…

mai 7, 2008

Ca y est ! Je l’ai eue cette petite boule du retour. Celle qui vous fait comprendre et réaliser que vous êtes bien là, assis dans l’avion qui vient de decoller. La sournoise qui vous dit “Fini, over, tu rentres”.

Une chose est sure : ces trois mois resteront indélébilement gravés dans ma mémoire. L’une des plus belles expériences qu’il m’a été donné de vivre jusqu’à présent (restons optimistes, il y en aura d’autres).

Je mentirais en disant que je n’ai pas quelque peu appréhendé mon départ en février. Les premières minutes après avoir franchi la douane belge m’ont trouvé hésitant, confus. Comme au retour, la même boule mais qui cette fois vous susurre “Mais qu’est-ce que tu fous”. On laisse derrière soi les gens qu’on aime, ceux qui vous font progresser pour tenter l’aventure seul et loin. Heureusement, celle là ne reste pas bien longtemps et le voyage et ses perpectives reprennent vite le dessus.

Le ressenti après ces trois mois reste difficile à exprimer. L’alternance entre des périodes de solitude et de contacts sociaux prolongés m’a semblé plus que bénéfique. La solitude ne m’a jamais réellement dérangé (l’avantage d’être fils unique) mais la compagnie d’autres voyageurs s’est parfois révélée indispensable pour garder un mental de winner. Etre seul, dans sa chambre ou dans un bus, est quelque chose que j’ai apprécié. Cette sensation retrouvée de pouvoir cogiter, de laisser son esprit vagabonder dans toutes les directions sans pression ni contrainte procure une sensation de liberté enivrante. Liberté de penser ou pas, de méditer ou de contempler, un luxe que je ne m’étais que rarement octroyé auparavant (non, je ne compte pas devenir moine ou me retirer dans un ermitage quelconque). Et force est de constater que cela m’a fait un bien fou !

J’étais parti sans réels objectifs si ce n’était celui de voyager et de découvrir des pays qui m’attiraient depuis longtemps. Certains partent parce qu’ils veulent trouver un sens à leur vie, des réponses à des questions existentielles qu’ils se posent depuis longtemps. J’avais fait le choix de laisser tout cela derrière moi, pas de considérations en tête afin de ne pas m’imposer une obligation de résultat à l’issue de ces mois. Au final, j’ai l’impression que, consciemment ou inconsciemment, certaines choses sont venues d’elle-mêmes, avec ou sans reponses…

Plus que lors de tous mes précédents séjours, ces 3 mois m’ont également permis de nouer de nombreux contacts avec d’autres voyageurs. De Raul, Amandine, Judith en passant par Olaf, Jerome et Aaron, j’espère réussir à garder le contact. Profils et cultures différents mais spontanéité et sincérité des échanges. Que ce soit le temps d’une soirée ou d’une semaine, les moments partagés le sont loin des préoccupations habituelles de notre quotidien, les rendant uniques et intenses.

Outre tout cela et pour éviter de tomber dans un égo-mélodramatisme tant flamboyant que larmoyant, partageons quelques enseignements tirés de ces trois mois :

- Ne jamais au grand jamais écouter 21 fois de suite An End Has A Start des Editors lors d’un bref moment de blues à Ushuaia. Ca n’aide vraiment pas ;
- Dans la même veine, éviter la chanson Ironic d’Alanis au décollage de votre Boeing 777-300, ou alors en zappant l’histoire du petit vieux qui prend l’avion pour la première fois. Ce dernier se crashe… Ironique ? ;
- Ne jamais sous estimer l’absence de puissance des chasses d’eau chiliennes et l’étroitesse du coude d’évacuation ! En sus, toujours vérifier que la chasse d’eau fonctionne avant de vous installer. Sans commentaires supplémentaires, les plus scatos d’entre vous pourront disposer de détails complémentaires sur simple demande et après quelques Triple Karmeliet ;
- Changer de chaussettes après deux semaines. Passé ce délai, l’odeur devient carrément insupportable et leur retrait ressemble à une épilation à la cire ;
- Ne jamais regarder les émissions suivantes : The Fist Of Zen (rien de porno, je vous rassure, juste de la connerie à l’état pur), The Girls of the Playboy Mansion (idem, en comparaison, Des chiffres et des lettres représentent un comble de l’érotisme), QE, Child Star Confidential, Keeping Up With The Kardishians, Exposed,… La chaîne câblée Tinovelas est à proscrire par dessus tout… ;
- Ne jamais tout miser sur un McDo à l’approche d’une grande ville. Au plus on cherche, au moins on le trouve… ;
- Subséquemment, la mousse au chocolat ne doit pas devenir une obsession lorsque vous cherchez un endroit pour vous sustenter. Si vous deviez en arriver à un tel point de détresse, la première forme de traitement consiste à arrêter de feuilleter le menu en commençant par la section dessert ;
- Le corps humain est ainsi fait qu’il est tout bonnement impossible de faire une overdose de pizzas et de Yogs… ;
- Quand vous achetez un billet d’avion, n’oubliez pas de regarder le retour. Le prix est important, mais les 11 heures d’escale à DC risquent de vous valoir quelques séances de thérapies au retour. Un aéroport américain, c’est sympa un moment, en sortir, c’est mieux !

Comme vous le constaterez, ça a carburé sec pendant 90 jours et en suivant ces quelques recommandations, votre vie sera encore plus belle !

Allez sur ce, ça y est, il est rentré !!! On se voit fin de la semaine pour certain(e)s, et le plus tôt possible pour les autres !!!


Isla del Sol in the Shadow

avril 17, 2008

Un rapide message tant que ma memoire est fraiche et non encore alteree par les 16h de bus qui m’attendent cet apres-midi et cette nuit…

Comme annonce precedemment, c’est ce mercredi que j’ai effectue ma visite de l’Isla del Sol, dont la partie Nord est situee a 2h en bateau de Copacabana (en tenant compte que je marche probablement plus vite que le bateau, la distance n’est pas faramineuse…).

En posant le pied sur l’ile vers 10h30 du matin, je retrouve des sensations plus ou moins similaires a celles eprouvees lors de ma visite a l’ile de Taquile en 2000. Les iles du lac Titicaca semblent posseder ce charme totalement magique des lieux preserves du temps, de la turpitude du monde moderne, ou le touriste a l’impression de se plonger dans le passe et de se retrouver face a des communautes qui vivent selon des rites bien etablis depuis des siecles et des siecles.

La visite de l’ile commence par un rapide passage au musee local. Notre guide Francisco nous emmene ensuite dans la partie Nord pour visiter differents sites utilises par les Incas. Table de sacrifice (jeunes vierges dont le coeur etait arrache en guise d’offrande au Dieu soleil), pierre sacree,… peuplent le rapide tour que nous effectuons. L’altitude n’est pas trop taxante et en exceptant les quelques montees qui parsement le trajet, mes poumons semblent tenir le coup a un peu plus de 3800 metres.

Une fois la visite terminee, nous avons le choix : retourner a notre point de depart et reprendre le bateau pour la partie Sud de l’ile ou rejoindre cette partie en suivant un sentier longeant les cimes de l’ile. Va pour la deuxieme option. La balade doit durer trois heures, et est l’occasion de profiter des paysages qu’offre l’ile.

La balade est agreable, le soleil m’inflige quelques brulures et je suis heureux d’avoir fait une bonne provision d’eau.

Durant cette journee cependant, j’ai pu me rendre compte de maniere plus directe des effets pervers que le tourisme pouvait avoir sur des communautes isolees. Il m’est arrive de penser a de nombreuses reprises a la notion de tourisme “ethique”, et de la maniere dont cette ressource generatrice de revenu pourrait etre utilisee afin de participer au developpement de zones rurales possedant un interet touristique quelconque. Faire loger un touriste chez l’habitant dans un village isole, lui permettant ainsi de s’impregner de la culture locale et offrant a son hote un revenu qu’il n’aurait pas autrement tout en lui permettant de se confronter a une culture differente, permettre a un touriste de poser les pieds sur l’Isla del Sol ou l’ile de Taquile, le faisant penetrer dans ce qui semble etre une oasis de tranquilite en comparaison a ce qu’il vit quotidiennement et offrant ainsi a la communaute des revenus complementaires a leur activite principale,…

L’Isla del Sol compte 2500 habitants, repartis entre le Nord et le Sud de l’ile (schema belge ?). La ressource principale provient de l’agriculture. Quelques hostels et restaurants sont presents, permettant aux touristes desireux de profiter du calme et de la magie de l’ile loin des hordes de visiteurs d’un jour. Autant dire que la population de l’ile semble vivre en vase clos, ne se deplacant sur le continent que rarement.

Lors de notre marche du Nord au Sud de l’ile, nous avons du franchir un poste de controle separant les deux parties de l’ile. Une taxe de passage fut demandee a l’ensemble des touristes. Pour ma part, je refusai de payer la premiere fois, le facies de mes controleurs ne m’inspirant pas confiance et le montant exige me paraissant en inadequation totale avec le cadre dans lequel j’evoluais. Une bonne demi-heure plus tard, un autre controle, et une nouvelle demande de taxe a payer pour pouvoir passer. Quatre touristes y sont arretes. Ils ont paye au premier poste, et ne veulent pas payer une seconde fois (reaction logique s’il en est). Le couple Allemand avec qui je voyage depuis Uyuni fait partie des recalcitrants et abuses touristes. Apres moultes palabres, il s’avere que le ticket achete au premier poste est un faux, une escroquerie mise en place par certains habitants de l’ile pour extorquer quelques deniers supplementaires aux visiteurs.

Dans le meme temps, les enfants presents sur l’ile ont la facheuse tendance a quemander photographies, argent, de maniere excessivement insistante… Ils n’hesitent pas a plonger leurs mains dans les sacs de provision des touristes, a la recherche de cookies et autres delicatesses, et quelques gestes insultants repondent souvent au refus des touristes.

A mes yeux, ces deux phenomenes ont illustre de maniere forte les effets pervers que le tourisme pouvait provoquer au niveau tres local. En regle generale, les touristes sont souvent percus comme des portefeuilles ambulants, mais la technique d’approche est differente et beaucoup plus douce. Dans le cas present, j’estime que la presence de touriste au sein de ces communautes doit s’accompagner d’un plan d’education, tant des enfants que des adultes. La presence des touristes doit resulter d’une volonte des habitants et non de l’imposition de quelques tour operators qui voient clairement le potentiel economique qu’ils peuvent tirer de l’endroit. Dans un meme temps, il est egalement primordial que nous, touristes, gardions a l’esprit la chance que nous avons de pouvoir nous rendre dans ces endroits et agissions ainsi en consequence ! Loin de penser que je suis le touriste parfait, loin de la, il m’a ete donne de voir certaines choses durant mon sejour dont je ne reviens toujours pas (suis peut etre trop obtu). Le touriste a egalement besoin d’etre eduque !

Si ces communautes ne veulent pas perdre leur ame en la vendant au diable touristico-economique, elles ont interet a prendre des mesures rapidement. Je n’ose pas imaginer le futur de l’Isla del Sol dans 10 ans, lorsque les enfants qui auront vu leurs parents arnaquer les touristes en leur vendant de faux tickets et apres avoir eux-memes farfouiller dans les sacs des touristes accueilleront le sourire aux levres les pigeons d’un jour…


4 minutes vs. 6 years

mars 21, 2008

Parce que l’initiative me plait, que ceux qui le souhaitent mobilisent quatre minutes de leur temps pour prendre connaissance du message… et decident eventuellement de le repercuter…


Snow Games…

janvier 7, 2008

… ou quand la commune de Lessines devient le plus grand spot de ski indoor du monde !

Finis les Emirats et leur folie des grandeurs, leurs projets démentiels qu’eux seuls peuvent se payer. Finies les longues heures d’avion pour se rendre dans le désert et attraper la crève quand il fait 45 degrés dehors et -2 °C sous le ski dôme de Dubai. Finis les centaines de kilomètres en voiture pour se retrouver entouré de russes et de danois en folie dans les cages à poules des stations françaises…

snowgames_vue_aerienne.jpgA partir de 2010, les ptits belges et leurs amis des pays limitrophes pourront venir s’éclater dans les belles carrières de porphyres de la commune de Lessines. Pour un investissement de “seulement” 86 millions d’€, trois carrières seront vidées de leur eau (5 millions de mètres cubes…) et entièrement aménagées pour permettre aux fanas de la glisse de s’éclater sur pas moins de 100.000 m² de neige toute fraîche, et sur des pistes dont la longueur variera de 150 à 800 mètres.

Quand on sait que ce projet est issus du rêve d’un athois, architecte de son état, on peut se dire qu’il convient de ne jamais les abandonner .

Perso, je me demande si nous avons vraiment besoin d’assouvir ce genres d’envies. Je ne doute pas qu’à terme, le projet sera plus que rentable (les estimations feraient mention de 650.000 visiteurs la première année, et de plus d’un million la troisième - les frais seront vite couverts à ce train là) et qu’il sera générateur d’emplois pour toute la région. Mais foutre 86 millions d’€ dans l’aménagement de trois carrières pour permettre aux gens de skier, ça me titille (serait-ce parce que je ne suis pas un fervent skieur-snowboarder ?)…

Enfin qui sait, la famille Royale aura peut-être bientôt son premier Airbus A380 rien que pour elle au rythme où vont les choses…

(attention : d’une part, je ne me suis pas attaché à potasser toutes les éventuelles répercussions environnementales liées au développement du projet, à l’impact sur les communes avoisinantes qui devront absorber le trafic généré par l’”attraction”,… D’autre part, il est clair que si ce projet fonctionne, il contribuera certainement à améliorer l’économie de la région, les répercussions économico-sociales seront probablement indéniables… Je ne fais part que d’un avis totalement subjectif sur la question, dénué d’une réflexion profonde et d’une analyse minutieuse… L’ampleur des moyens et la finalité du projet me paraissent seulement disproportionnées et non pertinentes…).


Bye Bye Belgium bis

décembre 12, 2007

Il y aura un an demain. Un an que la RTBF diffusait son docu-fiction Bye Bye Belgium.

Ce soir là, j’étais paisiblement assis à mon bureau, tentant de clôturer certaines choses avant de pouvoir regagner doucement mais surement mon domicile. Pas de télévision ni de radio, juste quelques sms m’annonçant sans détour la fin de la Belgique. Ma première réaction fut quelque peu étrange, j’en conviens, mais dans un premier temps, cela ne me fit ni chaud ni froid. L’information paraissait trop grosse pour être vraie, et je préférais me concentrer sur ce qu’il me restait à faire. Ce n’est qu’au bout du dixième message que je pris la décision de me connecter sur le site du Soir, me disant que si les messages reçus revêtaient une once de vérité, une bonne petite dépêche confirmerait bien tout ça. Un canular. N’ayant vu aucune des images, il m’était impossible de juger de la manière dont les choses s’étaient passées.

Quelques jours après, et vu le battage médiatique qui entourait l’émission, je me décidai à regarder le document, grâce au streaming que la VRT (!!!) avait mis en place. Et j’ai aimé. Ca doit être mon côté un peu second degré, mais voir une chaîne publique “oser” ce genre de geste, j’ai trouvé cela excessivement fort. On peut certainement discuter sans fin sur le bien fondé de diffuser ce genre de programme, des répercutions possibles, de l’émoi suscité auprès des téléspectateurs,… La RTBF aura au moins eu le mérite d’assumer un programme démontrant la manipulation que pourraient exercer les médias sur les populations, et, espérons le, de faire un tant soit peu réfléchir les belges…

Malheureusement, et selon moi, les débats qui ont suivi cette émission se sont beaucoup trop attachés à la forme par rapport au fond, fustigeant l’audace de la RTBF mais n’abordant pas la situation de mal-être dans laquelle la Belgique se trouvait déjà.

Et 1 an après la diffusion de ce docu-fiction, et après plus de 180 jours sans gouvernement, on pourrait se demander si l’analyse effectuée par les journalistes de la RTBF n’était pas prémonitoire…

Quoiqu’il en soit, Le Soir distribuera le DVD de l’émission ce jeudi 13 septembre… J’organiserai une rediffusion le 13 décembre 2057 pour ceux que cela intéresserait, histoire de voir où on en sera à ce moment là…

D’ici là, rigoler un peu ne fera pas de mal (et que l’on ne vienne pas accuser Pirette d’attiser les tensions communautaires, il n’a jamais été chroniqueur sur Radio Mille Collines…).


Sarkozy

mai 11, 2007

« La notion du bien et du mal est insoluble au suffrage universel. Il n’est pas donné à un scrutin de faire que le faux soit le vrai et que l’injuste soit le juste. On ne met pas la conscience humaine aux voix. »

Victor Hugo


La question du physique

septembre 19, 2005

Je pense avoir trouvé LA phrase du mois de septembre (et oui, dorénavant, on va tenter de se donner une petite phrase tous les mois, histoire d’augmenter de manière relative notre répertoire d’expressions).

Alors que j’étais passablement affalé dans mon splendide canapé en cette après-midi dominicale, mon attention fut attirée par un programme de qualité médiocre, mais qui a le mérite de se laisser regarder sans pour cela nécessiter une utilisation intensive de nos facultés cognitives…

Et c’est lors d’une altercation entre deux protagonistes de ce show audiovisuel que LA phrase a fait son apparition ! Un moment de bonheur, où les zygomatiques se détendent en une expression joyeuse et béate…

C’est donc ici que je vais tenter de vous livrer ce morceau d’anthologie, en essayant de coller au plus près à la véracité du propos :

” Pensez-vous que vous êtes physiologiquement nanti pour m’affronter ?”

Avouons le, c’est du lourd ! Et surtout, ça peut toujours servir (en discothèque, dans un concert, lors d’une altercation de roulage,…).

Sur cette bonne parole, je vous laisse le temps d’apprécier et de digérer ce petit moment de langue française.

En vous souhaitant bien du bonheur,

J.


Fais pas chier le marin !

octobre 5, 2004

Un député français part en Syrie pour tenter de négocier la libération de deux otage français enlevés en Irak. Ces otages, qui selon les autorités françaises auraient du être libérés depuis début septembre, entame allègrement leur deuxième mois de détention. Sa mission échoue, et il se fait royalement critiquer. Peut-on se dire que si son opération “clandestine” avait été couronnée de succès, il aurait été accueilli comme un héros et que le gouvernement aurait pu récupérer la situation à son avantage ?

Pendant ce temps, notre ami Sharon fait pèter tout ce qu’il peut, et ce dans l’indifférence totale. Au nom de la lutte anti-terroriste, il tue des civils. 80 palestiniens sont morts tués durant les assaux de Tsahal, depuis le 28 septembre 2004. Les dommages colatéraux sont indispensables à une répression en règle. Oeil pour oeil, la loi du Talion peut s’exprimer dans toute sa splendeur.

L’état italien quant à lui paie 1 million de dollars de rançon, contre la libération de deux otages. Deux vies sauvées. Mais que fera le groupe qui a perçu cette somme ? L’investir dans la lutte contre le cancer ? Ou s’arranger pour sacrifier encore plus de vies sur l’autel de la guerre ?

Au même moment, un nettoyage ethnique se produit au Darfour, et ce depuis février 2003. Réfugiés, morts, populations entières déplacées. Quelques réactions de temps à autres, une mention aux actualités quotidiennes. Mais pas beaucoup d’intérêt, c’est loin l’Afrique…

En Irak, tout va bien. La situation est plus que sous contrôle. La population acceuille toujours avec autant de joie les forces de libération américaine. Que du bonheur. La vie d’innocents est sacrifiée, du peuple aux militaires qui sont payés pour mourir. Et le pire, c’est que le créateur de ce nouveau paradis démocratique va être réélu…

Et pendant ce temps là, les autruches s’enterrent la tête dans le sol…