Customs

juillet 22, 2007

Ce dimanche matin, direction l’aeroport de Bocas del Toro afin d’y prendre le petit bimoteur qui me reconduira a San Jose…

Afin de quitter le territoire panameen par la voie des airs, il convient, comme toujours, de passer a travers differentes formalites administratives et de securite avant de pouvoir embarquer dans le frele esquif aeroporte qui mene les voyageurs a bon port.

Petit resume des operations quand on quitte le Panama a partir d’un minuscule aeroport de cambrousse.

Le Check-In.

Il se resume en un petit bureau, situe dans un coin du terminal. Par terminal, j’entends bien sur une salle d’environ 100 m carres, disposant d’une seule porte donnant directement sur la piste. Une fois mon passeport et mon e-ticket remis au prepose present, je me contente de deposer mon sac au sommet de la pile de bagages deja enregistres. Un petit monsieur s’occupera de le transvaser a bord de l’avion par la suite.

Le reglement de la taxe de sortie.

Tout voyageur quittant le territoire par avion se voit reclamer une taxe de 15 dollars, taxe qui sera certainement reinvestie dans le developpement des infrastructures presentes (et Dieu sait qu’elles en ont besoin…) ou partagee entre les differentes personnes presentes (tout est possible). Pour ce faire, je penetre une petite piece dans laquelle se trouve pele mele un bureau, des cartons de nourriture, une quantite relativement impressionante de rouleaux de papier toilette, des bidons de lessives,… Si l’administration panameenne est a l’image de ce bureau, les ministeres pourront bientot faire office de supermarches… Un monsieur affable, habille d’un maillot de joueur de base-ball et coiffe d’une casquette ornee de plaques metalliques, me fait asseoir et encaisse mes quelques dollars…

Migracion.

Une fois sorti de la caverne d’Ali Baba, direction le bureau de la Migracion, afin de faire tamponner mon passeport, indiquant ainsi que je quitte le territoire. Je penetre dans une autre piece ou deux agents ecoutent religieusement la retransmission d’un quelconque match de football sur un antique poste de radio. L’un est vetu d’un gilet pare-balle (on ne sait jamais), l’autre ressemble a un Gangsta sorti du Bronx. Je m’assieds face a Coolio et lui tend mon passeport. Durant les 5 minutes suivantes, il reporte au bic toutes mes informations, s’appliquant a ne faire aucune erreur et s’aidant d’une latte afin d’etre bien sur de ne pas empieter sur la ligne inferieure. Je constate un leger blocage au moment ou, a l’aide de ses doigts, il entreprend de compter le nombre de jours que j’ai passe au Panama (4…). Finalement, apres 10 minutes, me voila pret a passer le controle de securite.

Le controle.

Ici, point de portique. Un detecteur de metaux manuel, un chien, et une paire de main. Apres avoir attendu que mon inspectrice puisse assister a la derniere replique de son Soap Opera colombien, mon unique bagage a main est vide, retourne. Pochettes ouvertes, etuis inspectes, briquet confisque. Je passe avec succes le test du detecteur, et Rantanplan aura beau renifler mon sac plusieurs fois, je suis clean. Heureusement que j’avais ingere mes 90 sachets de poudre au petit matin, avec trois litres de jus d’orange et une cigarette…

1h plus tard, et apres un vol assez tourmente a cause du climat (fortes rafales de vent, pluie abondante), j’aterris a San Jose. Des la descente de l’avion, confiscation des passeports afin de les valider, et nouveau passage a la fouille. Tout le monde y passe, sauf moi. Le douanier, voyant les 16kg de mon sac a dos, affiche un air deconfi et me fait signe de passer…

Le temps de monter dans un taxi, de traverser la ville, et je prends possession de mes nouveaux quartiers, dans un quartier paisible.

Il s’agit probablement du dernier post de ce voyage. Demain matin, direction l’aeroport et apres pres d’une vingtaine d’heures de voyage, le retour non desire en Belgique…

Pour ceux qui le souhaitent, un ptit verre mardi soir ???

A + tard dans l’cafetar


Books

juillet 21, 2007

Un peu de lecture… Sur la plage, sur l’oreiller, sous un porche…

- Le Songe de Scipion - Iain Pears
- Le Bucher des Vanites - Tom Wolfe
- De Sang Froid - Truman Capote
- Standoff - Sandra Brown

(A l’heure ou j’ecris ces quelques lignes, un rat vient de penetrer la piece dans laquelle je me trouve, faisant monter les demoiselles sur les chaises et hurler les messieurs… Il serait de taille imposante…)


Visa for Panama

juillet 20, 2007

Jeudi matin 7h30. Je m’etais jure de ne plus me lever a des heures impossibles pour bouger de villes en villes et, jusqu’a present, j’y arrive.

Apres une rapide douche pendant laquelle je manque de me faire griller comme une vulgaire sardine (quelques fils electriques apparents souhaitant visiblement participer a mes ablutions…), je me dirige vers la gare des bus de Cahuita, direction Sixaola, le dernier village CostaRicain avant le Panama. Je laisse Julie a l’hotel, elle prefere remonter vers le Nord pour aller voir l’Arenal, endroit ou j’ai passe le debut de mon sejour.

2 petites heures passees a longer la cote des Caraibes avant de rentrer dans les terres. A part a Cahuita et a Puerto Viejo, il n’y a pas des masses de gens qui vivent sur cette cote.

Aux alentours de 11h00, je pose mes sacs dans la gare routiere de Sixaola. Un jeune panameen m’alpague, se proposant pour me guider dans les formalites necessaires au franchissement de la frontiere. Je ne dis pas non, sachant que, meme face a un refus de ma part, il m’accompagnera dans tous les cas jusqu’a mon taxi panameen.

Pour franchir la frontiere entre le Costa Rica et le Panama, il suffit de traverser un vieux pont metallique enjambant le Rio Sixaola. A chaque extremite du pont, les bureaux de l’immigration, ou je m’arrete pour faire composter mon passeport. Au milieu du pont, une petite plaque metallique indique le passage d’un pays a l’autre. Les Panameens etant une heure en avance par rapport au Costa Ricains, il me faut attendre une petite heure que leur pause dejeuner soit finie.

S’ensuit un petit trajet en van jusqu’au point d’embarquement pour l’ile de Bocas del Toro, situee a 45 minutes de la cote. Dans un petit hors bord, la traversee commence par un parcours au sein de la mangrove bordant la mer. Les paysages defilent a toute vitesse, le soleil brille, il fait bon, j’ai hate d’arriver.

Afin d’entrer au Panama, il convient d’etre en possession d’une quantite non negligeable d’especes liquides. Prevoyant, je me lance dans l’aventure avec 40 US dollars en poche, la ou, selon la loi, il m’en faudrait au moins 250. Optimiste de nature, je me dis que je trouverai bien de quoi me renflouer une fois sur Bocas. Je sais qu’on y trouve une banque, et suis quasi certain qu’elle disposera de toute l’armada necessaire afin de permettre aux touristes de dilapider leurs modestes economies.

Une fois sur la terre ferme, je me pose dans un petit hotel situe au bord de l’eau. La plupart des constructions sont sur pilotis, et chaque etablissement dispose d’un ponton permettant au taxi-boat de s’y amarrer. Apres quelques negociations avec la receptionniste de l’hotel, j’arrive a degoter la chambre la moins chere de l’hotel. En en prenant possession, je comprends pourquoi. Petite et sombre, je fais mon entree dans un dortoir pour cafards. Ces derniers detestant la lumiere, je me la joue stade de foot, braquant l’ampoule sur ce que je pense etre leur acces a mon humble demeure, et bouche a l’aide de PQ les nombreux orifices presents dans les murs. Au pire, ca me fera un peu de compagnie si je me sens seul pendant la nuit…

La ville de Bocas en tant que telle est plutot sympathique, et la vue de mon ptit ponton est tres agreable. Au nord de l’ile se trouvent les plages de sable blanc, sur lesquelles je compte m’echouer lamentablement cet apres-midi et demain. Ca va rougir, ca va cramer, ca va noircir…

Apres avoir un peu pris mes marques dans ce nouvel environnement, je me dis qu’il est plus que temps de renflouer mon portefeuille. Direction la banque, le distributeur, l’insertion de la carte dans l’appareil, la composition du code et… THE trou de memoire ! Incapable de me souvenir de mon code VISA. Premier essai, deuxieme essai, troisieme essai… Une evidence, il n’y a pas de code PUK sur les cartes VISA. Ma carte ainsi bloquee, je me dis qu’il me reste toujours ma carte de debit… Refusee… La possibilite de changer mes euros a la banque ou dans un bureau de change… Refusee… Le US dollars est roi au Panama, l’Euro n’est pas encore pret pour y faire son apparition.

Apres avoir fait rapidement mes comptes, il me reste tres exactement 7 dollars pour vivre jeudi soir, vendredi, samedi et dimanche matin. C’est un peu limite, l’hotel me coutant 30 dollars pour les nuits restantes et la taxe pour quitter le pays s’elevant a 20 dollars… Me voila donc completement a sec, bien qu’encore riche en euros et en possession de ma carte de debit.

La pression monte. Me voila face a un mur. Plus d’argent et trois jours a vivre. Une fois au Costa Rica, il me sera possible d’effectuer de nouveaux retraits, mais d’ici la… J’envisage brievement de demander l’asile a la police locale, la fraicheur d’un cachot restant une meilleure solution que de dormir dans la rue (et avec un peu de chance, Scoffield pourrait etre mon compagnon de cellule). Je mets de cote le braquage de la banque ou de tout autre commerce, trop risque et mes chances de fuites et de survies sont plus limitees sur une ile que sur le continent… J’observe les chantiers en cours, me disant qu’au pire, je peux squatter un batiment en construction l’espace de deux nuits, sans deranger personne. L’agression d’une petite vieille dans la rue ? J’y ai pense aussi, mais vu la chaleur qu’il fait ici, il est probable qu’elles aient encore plus de capacites physiques a resister a mon assaut, et qu’elles iront certainement plus vite que moi…

Aux alentours de 21h00, et apres avoir retourne la situation sous tous les angles possibles et imaginables, je decide de contacter Paps & Mams, duo de choc residant en Belgique et probablement en mesure de m’aider. Ils prennent contact avec mon assureur, et me disent que ce dernier m’appelera ce vendredi.

Ce matin premiere heure, je recois effectivement un appel de ce dernier. Il me met en contact avec un bureau de Miami, qui me guide a travers toutes les etapes necessaires a la restauration de ma solvabilite. L’ensemble de la procedure prend quelques heures et a 14h00, je suis de nouveau riche comme cresus (et surtout tres soulage…).

Etre sans le sou est une situation particulierement stressante, surtout sur une ile ou seule la VISA est reine… La prochaine fois, je me tatoue mon code sur la fesse gauche, de maniere inversee, afin de pouvoir le lire a l’aide d’un miroir…

Quoiqu’il en soit, tout est bien qui finit bien, et j’aurai encore la possibilite de dormir avec mes amis cafards cette nuit.

Et rien que ca, ca emplit mon coeur de joie ;o))).


Piratas del Caribe

juillet 19, 2007

Nous voila donc de l’autre cote du Costa Rica, sur la cote Caraibes.

Mardi matin, direction l’aeroport de Puerto Jimenez pour y prendre un avion de la compagnie NatureAir. Petit bimoteur, une quinzaine de places, le vol jusque San Jose devrait durer 40 minutes. Une fois le decollage effectue, nous survolons la region de PJ, direction le Nord. Le vol se deroule sans encombres, malgre les quelques turbulences qui secouent fortement l’avion a l’approche de San Jose. 40 minutes pile poil apres, nous aterrissons sur un aeroport que l’on pourrait qualifier de Brussels-South Costaricain. Si j’etais remonte en bus, le trajet aurait mis plus de 9h00. Le prix est certes en fonction, mais cela represente un gain de temps plus que considerable.

A San Jose, direction le Terminal Caribe pour y prendre un bus qui nous deposera a Cahuita, quelques 3h30 minutes plus tard. Pour le moment, je n’aurai vu San Jose qu’a travers les vitres fumees des taxis ou confortablement assis dans un bus. La ville semble etre tres etendue, les batiments de petites tailles, et les rues bien souvent desertes. Je tenterai peut etre une expedition lors de mon dernier jour, histoire de tenter le tout pour le tout :o).

Arrives a Cahuita, nous rencontrons une Canadienne et sa petite fille qui nous disent connaitre un endroit sympathique ou loger, et a un prix raisonnable. Nous les suivons et arrivons chez Mustafa (anciennement presume Robert de son prenom, devenu musulman ?), un grand black New-Yorkais venu s’installer la. L’hotel est effectivement tres bien, notre chambre au fond d’un jardin fleuri, dans lequel nous apercevons un tout petit cameleon. La Reserve naturelle se trouve a deux pas, et nous sommes a une centaine de metres du centre.

Petite promenade dans les environs suivie d’un filet de Red Snapper marine dans de la sauce Coco (la cuisine a Cahuita est largement inspiree par celle des iles caraibeennes - la majorite de la population est d’ailleurs noire et parle un anglais teinte d’un petit accent exotique), et nous rentrons a l’hotel. S’ensuit une longue conversation avec les canadiennes et Mustafa, ce dernier nous racontant moultes peripeties arrivees aux touristes visitant la Reserve, ainsi que ses debuts sous les tropiques de Cahuita.

Ce mercredi, snorkeling pour Julie et visite d’une reserve de papillons pour moi. Une petite demi heure de marche et j’arrive finalement devant une porte… close. L’endroit est effectivement ferme pour cause de renovation (je previens, au cas ou quelqu’un aurait l’intention d’y venir ce week-end ;o). Qu’a cela ne tienne, je retourne vers Cahuita et me dirige vers la Reserve, pour une petite balade de trois heures. Le sentier longe la plage, s’enfoncant de temps en temps dans la vegetation. L’occasion d’observer une nouvelle fois singes, araignees, oiseaux de toutes sortes,… La balade est agreable, l’ocean apportant un peu de fraicheur au marcheur suant que je peux etre.

Demain, si tout va bien et que mon reveil ne me fait pas une sale blague, je tente de passer la frontiere avec le Panama. Un ptit bus, une traversee pietonne du pont separant ces deux petits pays, un grand sourire aux douaniers presents des deux cotes, et je devrais embarquer sur le bateau qui me conduira sur mon ile une petite heure apres ces quelques formalites…

More niouz in a few days, from Panama…


A Walk On The Milky Way

juillet 17, 2007

Et me voila donc, samedi, attendant le collectivo qui m’emmenera a Carate, endroit situe en bordure du parc national Corcovado et ou loge toute l’equipe du projet de Julie.

Carate se trouve a 2h30 de Puerto Jimenez, et les collectivo qui prennent en charge les eventuels voyageurs desireux de s’y rendre sont en fait de petits vehicules 4×4, disposant d’une plateforme arriere ou sont poses deux bancs, permettant ainsi aux aventuriers en herbe de poser leur seant sur un bout de bois relativement confortable. Le chemin emprunte est compose principalement de cailloux, d’ornieres, de nids de poule pouvant presque servir de baignoire, et la traversee de plusieurs rivieres et rio font du 4×4 un outil indispensable pour se rendre la-bas. Il arrive d’ailleurs que, par temps de fortes pluies, l’acces a Carate soit bloque, les niveaux des differents cours d’eaux etant trop eleves…

A Carate, il n’y a… rien. A part quelques lodges, pas de magasins, pas de bars, juste une minuscule piste d’aterrissage… De la, les visiteurs du parc national ont la possibilite de suivre la plage pendant 4,5 km avant de penetrer dans le parc a proprement parler.

Vers 16h00, mon collectivo s’arrete devant le Carate Jungle. Julie et Juancho m’y attendent, et je fais rapidement le tour du proprietaire. L’endroit porte bien son nom, la vegetation entourant les Cabinas est plutot dense et les bruits de la nature y resonnent fortement. L’endroit me plait !!! Affaires posees sur le lit, rencontre avec les autres participants presents (pour la plupart etudiant en biologie ou biologiste), il est l’heure de partir manger un poisson fraichement peche… Je suis donc les participants presents jusqu’a l’aerodrome, ou une petite mama toute gentille nous fait asseoir le temps que le poisson soit cuit. Peche le jour meme par son mari, il s’avere delicieux, tout comme leur accueil.

De retour au campement, Julie me briefe sur le deroulement de la soiree-nuit. Au programme, une ronde entre 20h00 et 02h00 du matin sur une distance de 3.4 km (6,8 A/R), durant laquelle nous devrons reperer les traces des tortues montees sur la plage pour y pondre, trouver les nids eventuels, et les delocaliser si nous estimons que l’endroit comporte un risque pour les oeufs. Si tortue sur notre chemin nous trouvons, ses dimensions seront reportees sur sa “carte d’identite”, et un “badge” sera pose sur l’une de ses nageoires, afin de pouvoir l’identifier au besoin. Les taches que les volontaires doivent accomplir ne s’arrete evidemment pas a cela, mais voila, en abrege, leurs missions.

A 20h00, la patrouille se met en marche. 4 volontaires (Juancho, Zia, Manuel et Julie), une famille de touristes et leur guide (preferant garder l’anonymat), et moi. Plonges dans l’obscurite, entoures par le son des vagues frappant la plage, la sensation est agreable, et etrangement calme. Chacun de nos pas fait apparaitre une myriades d’etoiles dans le sable encore mouille, donnant l’impression que nous marchons au coeur de la voie lactee. Les planctons amenes par la mer et deposes la s’illuminent sur notre passage. Splendide !

Le debut de la marche se passe sans evenement majeur. Nous reperons quelques traces, procedons a quelques delocalisations, mais point de tortue en vue. De la taille d’une balle de golf, les oeufs sont une bonne centaine dans chaque nid. De consistance souple afin qu’ils ne se brisent pas lors de la ponte, madame tortue les enfouis a une profondeur avoisinant les 40-50 cm. Lors de ces delocalisations, les volontaires tentent de reconstituer au plus pres le nid originel. Diametre, profondeur, ordre dans lequel les oeufs ont ete pondus, ils ne se rendront compte de rien.

A minuit, nous arrivons au terme du territoire que nous devions patrouiller. Petite pause apres 4h de marche, observation des etoiles, cookies et eau, et on the road again, dans le sens inverse. Et en l’espace de quelques secondes, nous nous trouvons plonges au sein d’un service d’urgence. Un ensemble de traces uniques nous indique la presence d’une tortue actuellement sur la plage. Nous les remontons, et la trouvons effectivement en pleine activite. Loin de s’emouvoir de notre presence, elle continue son travail sans faire le moindre commentaire. Manuel, qui travaille avec les tortues depuis 3 ans, nous dit qu’une autre tortue est egalement occupee un peu plus loin… et une autre… et une autre… Au total, sur moins de 100 metres, quatre tortues sont en train de pondre leurs oeufs. Toute l’equipe se met en branle pour s’occuper d’elles. Marquages, mesures, delocalisations (les endroits choisis etant pres d’une lagune connue pour ses debordements par temps de pluies), c’est l’effervescence. J’assiste a tout cela en spectateur fascine, tant par le spectacle que m’offre la nature que par les manipulations effectuees par les volontaires !

Apres ce coup de feu, la marche reprend. Traces, delocalisations, marquages… Les operations continuent. C’est finalement a 4h00 du matin que nous retrouvons le campement, ou du cafe et quelques pancakes nous attendent. 8h de marche sur la plage, je suis fourbu, mais l’experience en vaut sacrement la peine. Et le courage developpe par les volontaires, bravant les conditions climatiques et la fatigue pour assurer leur patrouille toutes les nuits, est impressionnant !

Dimanche, journee plus tranquille. Je profite de la plage d’une autre facon, en m’y allongeant longuement des qu’une eclaircie se produit. Petit passage dans un eco-lodge pour se rafraichir un peu, et souper tranquille au camp, les lampes a huile fournissant l’eclairage necessaire pour trouver couverts et assiettes…

Ce lundi, retour a Puerto Jimenez… Nous achetons nos billets d’avion pour demain (direction San Jose, d’ou nous prendrons un bus pour Cahuita sur la cote Caraibes), et retournons voir brievement les crocodiles. Journee “retour a la civilisation”…

A+ au bord d’une autre etendue d’eau !


Abort The Mission

juillet 14, 2007

Nous y voila, de retour a Puerto Jimenez… Je commence a reellement apprecier cette petite bourgade. Il y fait bon vivre, la petite mama qui s’occupe de l’auberge est terriblement gentille, et mon ami Thompson n’arrete pas de me raconter de bonnes histoires de veteran. S’il continue ainsi, je vais bientot etre a meme de pondre un ersatz de biographie.

Outre la guerre du Vietnam, le fait qu’il s’est fait mordre par un Bushmaster il y a 6 mois (un serpent excessivement venimeux), qu’il aurait ete avocat specialise dans la defense de criminels endurcis n’ayant jamais perdu aucun proces, j’en viens a me demander si mon ami Thompson ne serait pas un peu mythomane sur les bords. Et quand on sait qu’il cite l’evangile de Saint Isaac pour appuyer certaines de ses demonstrations, le doute persiste. Une chose est sure, a 68 ans, souffrant d’un cancer et de multiples dysfonctionnements internes suite au Bushmaster, Thompson a un penchant plus que certain pour l’amie Vodka, negligemment dissimulee dans une bouteille d’une celebre boisson vitaminee, tres prisee par les sportifs. Ca n’en reste pas moins un personnage excessivement interessant avec lequel j’aime discuter (quand il ne sombre pas entre deux phrases…).

A part cela, je ne reviendrai pas sur le reveil de jeudi. Vous aurez compris qu’un jour sur deux/trois, il se produit avant le soleil. Je me suis jure que cela n’arriverait plus d’ici la fin du sejour, on verra si j’y arrive.

A 5h30 donc, j’embarque dans le El Canario, petit bus tout jaune qui m’emmene au village de El Tigre, a 14 km de Puerto Jimenez. Direction La Bolita, pour une petite excursion dans la jungle. Je suis en compagnie du couple hollandais (que j’ai deja mentionne dans l’un de mes posts precedents), d’une canadienne et d’un danois. Lors de la genese de cette excursion, nous avions prevu de dormir tous ensemble (mais dans des lits separes) dans la petite cahute de La Bolita, afin de s’immerger totalement dans la jungle.

Apres une petite marche dans le village, nous arrivons au bord du Rio Tigre, qu’il nous faut traverser afin de penetrer dans une vegetation dense et d’entamer le sentier qualifie d’agressif qui nous menera a notre premiere etape, la cahute. Le chemin ne fait que 730 metres, mais il nous faudra pas moins d’une petite heure pour en voir la fin. L’endroit est splendide, tout de bois, bien amenage, avec une magnifique vue sur la jungle en contrebas et la lagune de PJ au loin. Il n’est meme pas 8h du matin, une petite pause hammac s’impose donc, avant de partir a la decouverte des sentiers parcourant ces 60ha de foret quasi vierge.

Peu avant 10h00, nous commencons notre balade, qui doit nous emmener aux pieds de la cascade Bonanza, sise a 3km de notre point de depart. Les sentiers sont bien degages, et le debut se fait sous le soleil. Entoures des bruits de la foret, nous progressons a bonne allure. L’occasion de voir des vautours (achevant la depouille d’un pauvre petit paresseux echoue sur le sentier), des toucans, des aras rouges,… Tous malheureusement trop loin pour que nous puissions les photographier. Le sentier commence a descendre doucement, en direction de la cascade, et nous penetrons reellement la foret. Au detour du chemin, notre danois, proclame eclaireur par mes soins (le seul a porter des souliers fermes, le reste du groupe etant en sandales…) s’arrete brievement. Un petit metre de serpent de couleur noire nous attend. La plus grosse bete faisait peur a la petite, il s’enfuit rapidement se refugier a l’abri, nous liberant ainsi le passage. Le ton est donne, on est dedans. Le reste de la promenade se passe sans autre incident, et nous arrivons finalement a la cascade tant attendue. Petit pataugeage, et il est temps de reprendre le chemin du retour.

Une fois au campement, les hamacs retrouvent leurs usagers, fatigues par la petite marche de 7km.

Vers 15h30, mes compagnons d’aventure me font part de leur envie de quitter l’endroit, et de rentrer a Puerto Jimenez, ce qu’ils firent peu apres. Vers 16h00, un petit coup de vis commenca a s’inserer dans mon crane denue de couvre-chef, et ma tete se mit legerement a tourner. A 16h35, seul dans ma ptite cahute, je fus pris d’une legere crainte : celle d’etre tombe malade et de me faire une petite crise de delire pendant la nuit, seul au milieu de la jungle.

Un peu parano et completement psychosomatise (quand je vous disais que rien n’avait evoluer/regresser au niveau mental ;o), je decide de redescendre au village et de prendre le bus de … 17h00. 25 minutes pour faire ce que nous avons mis une heure au matin, je me dis que cela doit etre possible ! A 17h01, apres une epique cavalcade dans la jungle, a travers les rivieres et dans le village, je pose mon pied droit dans le Canari jaune, en hurlant au chauffeur demarrant d’attendre que je rentre le reste de mon corps…

Au final, plus de peur que de mal, puisque je me suis reveille en pleine forme ce matin. Probablement une petite insolation et une legere deshydratation a l’origine des troubles rencontres hier…

Ce vendredi, journee tranquille sous le porche de l’auberge. Il me reste un ptit bouquin pour accompagner la fin de ce voyage (De Sang Froid - Truman Capote), et j’avais assez envie de l’entamer…

Et demain, direction la cote et les Tortues, dans une auberge qu’aurait construite Thompson il y a bien longtemps de cela, et ou l’un de ses associes s’amusait a tuer les oiseaux du voisinage a la carabine lorsque les clients se presentaient pour demander une chambre… L’auberge est restee vide longtemps…


George of the Jungle

juillet 11, 2007

Apres ces quelques considerations vestimentaro-alimentaro-dirtienne, voici quelques nouvelles du front…

La journee de ce mardi fut donc placee sous le signe d’un reveil premature a 4h00 du matin. Je commence tout doucement a avoir du mal a tenir le rythme, et c’est plutot vaseux que j’ai embarque dans le bus de 5h30 met bestemming Palmar Norte. Le sejour a Uvita fut vraiment agreable. Peu de gens s’y arretent, preferant le spot de surf de Dominical, mais cette petite etape sur la route du Corcovado est a conseiller !

A Palmar Norte, j’effectue un ptit pit stop qui me permet de faire une longue sieste sur ce qui doit etre l’un des bancs les plus inconfortables du monde. Palmar est l’un des centres principal de production de Banane au Costa Rica. Cependant, l’atmosphere y semble plutot calme et detendue. Une constante au Costa Rica visiblement. Chaque fois que je traverse un centre economique ou routier important, j’ai l’impression de me retrouver dans une petite ville de campagne. Les batiments sont peu eleves, les rues assez etroites,… Je ne m’en plains pas, que du contraire !

De Palmar, je prends le bus direction Puerto Jimenez… et j’experimente ce qui doit etre la deuxieme pire route du pays, si pas du monde ;o). Un peu d’asphalte de ci de la, et pas mal de bonnes ornieres qui feraient meme peur aux Citroen et a leur systeme de suspension legendaire…

Vers 13h30, je pose les pieds dans la “gare routiere” de PJ, et me fait interpeller par un grand echala canadien, possedant une auberge non loin de la. En discutant un peu avec lui, j’apprends que ce venerable homme age de 68 ans maintenant s’est installe au Costa Rica il y a 22 ans de cela. Lui demandant ce qui l’avait pousse a entreprendre cette demarche, il m’explique qu’a l’epoque, il possedait 22 champs d’exploitation de petrole aux Etats-Unis (chaque site lui coutant pres de 20 millions de dollars par an !), qu’il etait multi-millionaire, et que, suite a la crise petroliere, il avait tout perdu. Venu au Costa Rica, il etait tombe amoureux de la region et avait decide de s’y installer. Proprietaire d’une auberge, d’un hotel, d’un soda (petit restaurant) et d’une fabrique de meuble en bois, il est ravi de la vie qu’il mene ici, loin des fluctuations du prix du baril brut de petrole. Je l’ai surnomme Thompson, suite a une pancarte vue dans la rue non loin de l’auberge.

Cet apres-midi, je pars en balade avec Thompson. Il connait un endroit ou il est possible de marcher a cote des crocodiles, et me garantit que je devrais en voir au moins une vingtaine, dont certains a moins d’un metre de moi. Comme Thompson possede encore ses deux bras et ses deux jambes, et qu’a son age on n’est plus en mesure de courrir le cent metres en moins de 30 secondes, je pense que je ne risque pas grand chose en l’accompagnant.

Hier soir, j’ai eu la surprise de rencontrer une bruxelloise dans mon auberge. Et, pour preuve que le monde est petit, j’ai appris qu’elle etait issue de Saint-Hub, ancienne du CJC de l’ULB (Dona, souviens toi de ta deleguee sociale ;o), et amie d’une soeur d’un de mes meilleurs amis (prenommee Laurence, nommee Bassem ;o))). Julie participe actuellement a un projet visant a preserver les tortues et leurs progenitures aux alentours de la plage de Carate, sise a 2h30 de route de Puerto Jimenez. Elle est y est retournee ce mercredi apres-midi, et je devrais la rejoindre samedi dans la journee, pour y passer un peu de temps, faire connaissance avec les autres participants, et profiter de l’occasion pour observer quelques tortues et leurs nids… Ensuite, nous devrions remonter ensemble vers les Caraibes et le Panama, pour y terminer notre sejour. Cela fait du bien de parler francais apres deux semaines de neerlandais-anglais-espagnol. Dur dur d’ailleurs de commencer certaines phrases en francais au debut, l’anglais revenant presque automatiquement ;o).

Demain matin, nouveau reveil a l’aube, direction une petite partie de la jungle en bordure de la reserve de Corcovado. Le proprietaire de l’endroit possede 60ha de terrain, en plein milieu de nulle part, et entoure d’une faune tres concentree. Serpents, scorpions, singes, toucans, je devrais avoir l’occasion de voir un peu de tout. Logement sous moustiquaire, pas de mur, la jungle tout autour, l’experience va etre demente…

Hasta la proxima !


¿ Dirty ?

juillet 11, 2007

Non non non, ne vous inquietez pas, je ne suis pas en train de faire une crise de manque relative au Dirty, meme si la soiree de cloture de cette saison avait lieu ce samedi, et que je ne pus m’empecher d’avoir une pensee emue a l’idee qu’il me faudrait attendre un bon mois et demi avant d’y regouter ;o).

L’objet de ce post est de faire un bref etat des lieux de mon aspect physique, vestimentaire et alimentaire apres ces 14 premiers jours.

Vetements utilises jusqu’a present :

- un polo Ralph, qui a fait le voyage et accessoirement les 6 premiers jours. Odeur relativement pestilentielle qui envahit mon sac si j’ai le malheur de le changer de place.
- deux t-shirts, dont un fait office actuellement de pyjama, l’autre etant toujours sur mon dos.
- deux calecons (j’ai souvent porte mon maillot ces derniers jours ;o).
- deux paires de chaussettes.
- un pantalon (que je compte bien reutiliser si la chaleur nous quitte)
- un short
- un essui…

Et non, je ne ferai pas de lessives !!! L’annee prochaine, je pars avec un short et un t-shirt, ca fera moins lourd.

Apparence physique :

Rien a dire, toujours aussi beau.

- Rasage de pres il y a environ 12 jours. Je commence tout doucement a ressembler a Bjorn.
- Cheveux laves hier, apres leurs moults trempages dans riviere, cascade et autre ocean…

Alimentation :

Excessivement saine !

- Hamburguers homemade style, casado de pollo con papas fritas, sandwich de pollo, papas fritas, pizzas, pan rellada con queso, tortillas, bujitto… Que de la grande cuisine !
- Plus de 15 litres de coca ingurgite depuis le debut (si pas plus :o).
- Quelques Imperial de temps en temps (mais pas tant que ca finalement, je suis en sevrage ;o).
- 0 Whisky Coke (ca sent la claque au retour…).

Perturbations et troubles de sante :

Aucuns.

Perturbations et troubles mentaux :

Identiques a ceux connus et reconnus avant le depart. Pas d’evolution ni de regression.

Nationalites rencontrees :

Hollandaise, Belge (uit Vlaanderen), Israelienne, Suedoise, Guatemalteque, Mexicaine, Canadienne… et bien sur Americaine…

Appreciation globale jusqu’a present : 9,5/10


Monkey Business

juillet 10, 2007

Quelques jours sans donner de nouvelles, ca change, et le clavier commencait legerement a me demanger !!!

Depuis Montezuma (souvenez vous, cette petite plage au bord du pacifique…), j’ai continue ma progression vers le Grand Sud Costa Ricain. Ma derniere journee y a ete consacree a la lecture du Songe de Scipion, confortablement installe dans mon hamac, a quelques metres de la mer. Le repos du guerrier en quelque sorte, bien que je n’ai point sorti mon epee depuis bien longtemps ;o).

Vendredi fut donc le jour du depart. Et comme les connections ticos en matiere de bus sont excessivement au point, c’est a 4h15 que mon reveil a sonne, m’indiquant qu’il etait grand temps de me diriger vers l’arret de bus afin de rejoindre Paqueras. Le trajet est similaire a l’aller : un ptit bus, un ferry et une periode de transit a Puntarenas avant de prendre ma correspondance. Je n’ai pas eu le temps de profiter de la croisiere, avachi que j’etais sur ma banquette, dormant comme un bienheureux !

A Puntarenas, je decide de prendre le bus qui me menera a Quepos, une encore assez petite station balneaire situee a 7km du Parc National de Manuel Antonio. Ce faisant, j’ai l’occasion de traverser des villes comme Jaco, ou les investisseurs ont rapidement compris que la petite mare d’eau en face de la plage et les quelques vagues qui y deferlaient auraient tot fait des les rendre richissimes. Des complexes dans tous les sens, de l’americain en veux tu en voila, de tout et de rien, je suis content de ne pas m’y etre arrete.

En debut de soiree, je pose donc mon sac dans une guesthouse Britannico-Neo-Zelandaise. L’endroit est tres sympathique, pourvu d’une petite piscine. Un ptit dortoir, une enorme pizza digne d’etre italienne, et un dodo bien merite.

Samedi, direction le Parc National de Manuel Antonio, pour une petite balade le long des plages et dans la foret avoisinante. Singes, ratons laveurs, caiman, la faune est assez genereuse et je suis chanceux. Les plages sont assez peuplees (les Ticos sont egalement en vacances et aiment profiter de leur patrimoine naturel). De retour a l’auberge, petit moment de detente autour de la piscine en compagnie d’une hollandaise et d’une suedoise…

Dimanche (ca fait tres calendrier tout ca ;o), direction Uvita. Pour ce faire, un bus pour Dominical dans un premier temps (44km, 3h de route !!!), et un autre pour Uvita par la suite (7km, 15 minutes). Je pense pouvoir affirmer avec certitude avoir parcouru la pire route du pays, si pas du monde !!! La route entre Quepos et Dominical consiste en fait en une bande de terre parsemee de cailloux-rochers-nids de poules. Il faut avoir le coeur bien accroche, esperer ne pas s’embourber, et les bus effectuant le trajet ne doivent pas avoir une longue esperance de vie…

Uvita se revele etre une bourgade charmante, encore eloignee des problemes causes par le tourisme. L’accueil y est bien different de ce que j’ai pu connaitre jusqu’a present. L’atmosphere y est detendue, et on y respire une veritable ambiance de village tico. Cela risque toutefois d’etre de courte duree, les promoteurs ayant egalement trouve l’endroit tres sympathique, une route asphaltee est en construction et la mise en vente des terrains et parcelles a deja commence. Dans cinq ans, toute la cote Pacifique de ce petit pays risque de se transformer en une copie conforme de la Costa Brava espagnole…

A l’heure ou je tape ces quelques mots, j’eprouve quelque demangeaisons au niveau de la partie inferieure de mon corps. Le tout est probablement du aux quelques coups de soleil recoltes ce matin, lors de ma petite baignade au large des plages d’Uvita. Le Parc National en bordure de ces dernieres abrite baleines et dauphins, qui ne sont malheureusement visibles que moyennant finance (je n’ai pas dit qu’ils payaient les baleines pour qu’elles viennent, ne me comprenez pas mal ;o). Mais les plages ont suffi a faire mon bonheur !

Demain mardi, on est reparti pour un petit reveil a 4h30. Cette fois, je me rends a Puerto Jimenez, a quelques kilometres de l’entree du Parc National Corcovado, ou je devrais rester deux jours. Ensuite commencera ma remontee vers les plages sises du cote des Caraibes…

En esperant que tout se passe bien en Belgique,

A bientot chez les Ticos.


The Beach

juillet 5, 2007

J’ai reussi ! A 5 heure du matin ce mardi, j’etais debout !

Comme vous vous en doutez, je n’etais pas de toute premiere fraicheur, et c’est le sac sur le dos et les paupieres a moitie entrouvertes (n’est pas Bjorn qui veut !) que j’ai rejoint l’endroit d’ou partent les bus a Monteverde.

Heureusement, les 3h30 me separant de Puntarenas me permirent de faire une petite sieste reparatrice. Ma voisine, une canadienne, a vite compris a mon air de marmotte que je serais peu susceptible de continuer la conversation qu’elle avait si gentiment entamee…

A Puntarenas, il me faut prendre un ferry pour rejoindre Paqueras. L’endroit est typique des petits ports : un brin tourmente, et visiblement pas tres sur. Ce que je pense etre un vieux Jamaicain me conseille de prendre place dans le restaurant d’un de ses amis, en me disant de bien surveiller mes bagages. Je suis ses conseils et attend patiemment que le bureau vendant les tickets ouvre. Il est 9h30 et le bateau ne part qu’a 12h00. Cela me laisse le temps de boire quelques boissons gaseuses.

L’embarquement se fait sans problemes, et la croisiere se deroule sous un ciel bleu parseme de quelques nuages. La cote, recouverte de vegetation, me laisse apercevoir de temps en temps quelques belles plages qui me donnent envie d’arriver a Montezuma au plus vite.

A Paqueras, c’est la ruee vers l’or, incarne ici par les bus effectuant les liaisons avec les differentes plages. Une chose est claire, il n’y aura pas de la place pour tout le monde. Je grimpe (saute est plus le terme adequat) dans un bus en partance, et me retrouve debout dans l’allee pendant une petite heure trente, periode que je mettrai a profit pour faire connaissance avec Doña Rotschilda, dont les preceptes revolutionnaires vous furent precedemment contes.

Arrive a Montezuma, une chose est claire : les 11h de voyage en valaient largement la peine. Je prends une petite chambre au bord de la plage, sous les palmiers. Au centre du concept de l’auberge, la volonte de developper une universite Libre de Montezuma, ou les artistes peuvent venir trouver l’inspiration et faire part de leurs connaissances avec les heberges. L’endroit est touristique, mais la petitesse du village en font un endroit tres agreable a vivre. La fin d’apres-midi est donc consacree a une farniente bien meritee.

Ce mercredi, la productivite qui est mienne a ete mise a rude epreuve. Plage, transat, hamac, j’ai bien failli me rendormir. Qu’a cela ne tienne, il existe trois petites cascades a proximite immediate de Montezuma. L’occasion de faire une petite balade a l’interieur des terres, de nager quelques peu sous la cascade, et de voir de joyeux singes faire des galipettes dans les arbres.

Comme vous le constaterez, depuis mon arrivee a Montezuma, ca bouge enormement. Et je remets le couvert demain (l’endroit est trop plaisant pour le quitter si vite), avant de repartir sur la route…

A+ dans le bus-boat-bus !