Ce dimanche matin, direction l’aeroport de Bocas del Toro afin d’y prendre le petit bimoteur qui me reconduira a San Jose…
Afin de quitter le territoire panameen par la voie des airs, il convient, comme toujours, de passer a travers differentes formalites administratives et de securite avant de pouvoir embarquer dans le frele esquif aeroporte qui mene les voyageurs a bon port.
Petit resume des operations quand on quitte le Panama a partir d’un minuscule aeroport de cambrousse.
Le Check-In.
Il se resume en un petit bureau, situe dans un coin du terminal. Par terminal, j’entends bien sur une salle d’environ 100 m carres, disposant d’une seule porte donnant directement sur la piste. Une fois mon passeport et mon e-ticket remis au prepose present, je me contente de deposer mon sac au sommet de la pile de bagages deja enregistres. Un petit monsieur s’occupera de le transvaser a bord de l’avion par la suite.
Le reglement de la taxe de sortie.
Tout voyageur quittant le territoire par avion se voit reclamer une taxe de 15 dollars, taxe qui sera certainement reinvestie dans le developpement des infrastructures presentes (et Dieu sait qu’elles en ont besoin…) ou partagee entre les differentes personnes presentes (tout est possible). Pour ce faire, je penetre une petite piece dans laquelle se trouve pele mele un bureau, des cartons de nourriture, une quantite relativement impressionante de rouleaux de papier toilette, des bidons de lessives,… Si l’administration panameenne est a l’image de ce bureau, les ministeres pourront bientot faire office de supermarches… Un monsieur affable, habille d’un maillot de joueur de base-ball et coiffe d’une casquette ornee de plaques metalliques, me fait asseoir et encaisse mes quelques dollars…
Migracion.
Une fois sorti de la caverne d’Ali Baba, direction le bureau de la Migracion, afin de faire tamponner mon passeport, indiquant ainsi que je quitte le territoire. Je penetre dans une autre piece ou deux agents ecoutent religieusement la retransmission d’un quelconque match de football sur un antique poste de radio. L’un est vetu d’un gilet pare-balle (on ne sait jamais), l’autre ressemble a un Gangsta sorti du Bronx. Je m’assieds face a Coolio et lui tend mon passeport. Durant les 5 minutes suivantes, il reporte au bic toutes mes informations, s’appliquant a ne faire aucune erreur et s’aidant d’une latte afin d’etre bien sur de ne pas empieter sur la ligne inferieure. Je constate un leger blocage au moment ou, a l’aide de ses doigts, il entreprend de compter le nombre de jours que j’ai passe au Panama (4…). Finalement, apres 10 minutes, me voila pret a passer le controle de securite.
Le controle.
Ici, point de portique. Un detecteur de metaux manuel, un chien, et une paire de main. Apres avoir attendu que mon inspectrice puisse assister a la derniere replique de son Soap Opera colombien, mon unique bagage a main est vide, retourne. Pochettes ouvertes, etuis inspectes, briquet confisque. Je passe avec succes le test du detecteur, et Rantanplan aura beau renifler mon sac plusieurs fois, je suis clean. Heureusement que j’avais ingere mes 90 sachets de poudre au petit matin, avec trois litres de jus d’orange et une cigarette…
1h plus tard, et apres un vol assez tourmente a cause du climat (fortes rafales de vent, pluie abondante), j’aterris a San Jose. Des la descente de l’avion, confiscation des passeports afin de les valider, et nouveau passage a la fouille. Tout le monde y passe, sauf moi. Le douanier, voyant les 16kg de mon sac a dos, affiche un air deconfi et me fait signe de passer…
Le temps de monter dans un taxi, de traverser la ville, et je prends possession de mes nouveaux quartiers, dans un quartier paisible.
Il s’agit probablement du dernier post de ce voyage. Demain matin, direction l’aeroport et apres pres d’une vingtaine d’heures de voyage, le retour non desire en Belgique…
Pour ceux qui le souhaitent, un ptit verre mardi soir ???
A + tard dans l’cafetar
Publié par piauo






