Salut les djeuns !
Grande journee que celle qui debute aujourd’hui… Dans quelques heures, je grimpe dans mon bus direction Katherine, et apres 15h00 d’un voyage qui s’annonce tant reposant qu’intense, je tire le bouc du seb et je passe ma main dans les cheveux gelifie du Vince (meme si je pense qu’il a perdu cette sale habitude ;o).
Ma journee Marathon d’hier fut excellente. Comme prevu, leve a 5h30, decrassage rapide, montage dans le bus et let’s go to Ayers. Apres quelques heures d’un trajet magnifique (toujours verifier que l’air conditionne fonctionne kan on prevoit de parcourir 500 bornes au milieu de nulle part et avec 35 degres se reflechissant sur la tole du toit ;o), je debarque a Ayers Rock avec une horde de touristes m’accompagnant.
Notre guide, Jack, propose alors aux indigenes que nous sommes de soit escalader le rocher (alors que les aborigenes demandent expressement de ne pas le faire, Ayers representant pour eux un endroit sacre !) soit, pour ceux qui n’ont pas le courage d’affronter ces 348 m de roche rouge, d’effectuer une balade de 2km autour du rocher. Faut savoir qu’il en existe une autre de 9km, qui fait tout le tour du rocher. Je m’avance donc vers Jack, lui tape sur l’epaule et lui fait part de mon souhait dans mon anglais approximatif “Hey Jack, is it possible to make the 9 km Base Walk ???”. Jack me toise alors des pieds a la tete, examinant la probabilite qu’un pauvre petit freluquet comme moi survive a l’enfer du desert et revienne entier de cette aventure. Il s’arrete sur mes magnifiques Teva et les pieds nus qui les accompagnent et me dit, d’une traite “Do u know that the 7 deadliest snakes live here ? You’ll better watch out for your feet man !”. Bon, deja, ca fixe le niveau. Je vais me trimbaler sur de petits sentiers entoures d’herbes hautes en pensant que les 7 serpents les plus mortels vivent ici. Content pour eux ;o). Jack assene le coup final en esquissant un leger sourire sadique : “Ok man, go, but be there at 3pm”. Ce qui, roughly speaking, me laisse royalement 1h30 pour parcourir les 9km du trajet. Easy Game, et c’est le coeur vaillant que je lui assene une petite tape sur l’epaule : “I’ll be there, don’t worry !”. Et me voila parti, avec mon sac, mes 3 litres d’eau, ma camera, mon appareil photo, bref comme si je partais pour deux jours. Et c’est le pied !!! Je me retrouve seul, pas un touriste a l’horizon, juste le bruit des animaux m’entourant, le soleil, et le Rock. Dechirage ! Je me balade tranquille, gardant une bonne cadence histoire de finir le parcours dans les temps.
En tout bon gars-qui-se-promene-avec-des-sandales-pieds-nus-alors-kil-y-a-7-especes-de-serpents-mortels-se-baladant-trankil-dans-les-parages, j’observe la flore locale a la recherche d’une eventuelle presence reptilienne. Les faits sont simples, il suffit de reperer dans le sable des traces ondulant, generalement sortant des hautes herbes. Apres une bonne heure de marche, et apres avoir royalement croise trois touristes, je tombe en arret : ces fameuses traces tant recherchees… Je m’accroupis, les touches, porte mon doigt a mes levres et goute. Elles sont toutes fraiches. La preuve est qu’elles ont recouvert les traces de pas laissees par les touristes croises precedemment. Elles suivent le sentier, dans le direction que j’emprunte. Je me redresse, et continue prudemment. Et soudain, la surprise : au detour du sentier, j’apercois une grosse forme sombre, munie d’une longue queue noire. Je m’arrete, observe. Il s’agissait en fait d’une espece de Varan, se promenant trankil, mais d’une taille impressionnate pour le pauvre occidental que je suis (genre 1 bon metre de long et 50-60 cm de hauteur…). Il ne bouge pas. Probleme, le sentier est trop etroit pour que je passe a cote. C’est donc tout simplement que je lui indique ma presence en raclant fortement ma gorge (sans cracher pour autant), lui indiquant ainsi mon desir de passer. Il se retourne, me fixe, et c’est tout peinard qu’il entreprend de rentrer dans les herbes hautes et me laisser ainsi la place.
Apres cette rencontre pour le moins sympathique, je continue mon chemin et, soulage, arrive a l’heure au rdv. Direction ensuite les Monts Olgas, et back to Ayers pour assister au coucher du soleil avec mes coupes de champagne a la main et mon assiette full of saucisses sur les genoux…
En bref, une bonne petite journee bien sympa !!!
C U guys,
Biz,
Geiko J.
PS : suis pas sur d’etre encore aussi regulier kant a mes posts, etant donne qu’on part dans le Kakadu NP demain, et apres on the road to the East Coast (et a mon avis, les acces net ne pulluleront pas…).