Wix it…

mai 26, 2008

Il y a quelques jours de cela, je suis fortuitement tombé sur Wixi, un site de stockage en ligne mettant à la disposition des internautes différentes capacités en fonction de leurs besoins.

Toujours en Bêta, les comptes actuels disposent d’une capacité illimitée pour uploader photos, films, documents,… Interface simple, similaire à un Bureau classique, tout média posté sur la plateforme est quasi instantanément disponible en streaming (mp3, vidéos,…) donnant ainsi la possibilité d’avoir un accès direct aux données où que l’on soit (et pour peu que la bande passante soit adéquate). Dans un même temps, les utilisateurs peuvent browser les fichiers des autres comptes, accédant ainsi aux contenus que tout un chacun décide de partager. Une sorte de P2P, mais sans les contraintes temporelles liées aux téléchargements puisque les fichiers sont directement visibles via le streaming mis en place…

Après une petite semaine de chipotage non-intense, j’ai pu ainsi revoir la première saison de Fawlty Towers, série anglaise des années 70 mettant en scène John Cleese dans le rôle d’un tenancier d’hôtel totalement neurasthénique dont la principale obsession est d’augmenter le niveau de son hôtel. Complètement barré, chaque épisode est une perle. Série culte, humour British de pointe, je l’avais adorée lors de son passage sur Canal dans les années nonante et compte bien me procurer les DVD à l’occasion (pour ceux que ça intéresse, je les ferai tourner…).

Reste à savoir maintenant si j’upload mes 120 Go de musique et mes 80Go de photos sur Wixi… Vu les taux proposés par Belgacom, en commençant maintenant, j’aurai peut-être fini d’ici trois mois…


Seetizer… and Seetizen !

mai 18, 2008

Aucune annonce officielle n’a été faite mais certains d’entre vous l’auront compris au vu de mon profil Facebook ou suite à quelques conversations : depuis la semaine passée, j’ai rejoint l’équipe de Seetiz ! Depuis le début de leur aventure, je suis passionné par le projet lancé par Seb, Vince, Rod et Ol il y a quasi un an de cela et je suis intimement convaincu de sa pertinence et de son potentiel ! La vidéo sur le web, et si l’on sort de la vision UGC classique qui laisse à tout un chacun la possibilité de produire tout et n’importe quoi et de le balancer sur des sites comme YouTube, connaît déjà un essor phénoménal et pénètre petit à petit les mentalités. La vision professionnelle de la production, sa diffusion via la toile et la diminution des coûts de production rendue possible par la technologie numérique va permettre une exploitation inégalée en terme d’audience tout en nous laissant, nous les utilisateurs finaux, la possibilité de faire notre tri dans le flux d’informations proposé. Laissons nous porter par les images, fini les textes subjectifs et les photos prises selon un angle avantageux,…

Au programme des mois qui viennent, exploration de la région Lilloise et déambulation sur Bruxelles pour alimenter les sites belges et français avec encore plus de ces endroits qui font vivre notre/nos villes ! Pour vous faire une idée :


And the Winner is… !

mai 18, 2008

Pas besoin de vous le dire, le concours Lost Highway a remporté un vif et franc succès ! Le nombre de réponses fut exceptionnellement élevé et je viens seulement de finir de dépouiller le tout ! Pour les curieux, les bonnes réponses étaient les suivantes :

1/ Talk Box - 2/ K’s Choice & Joan Osborne - 3/ Eva Herzigova, Wonderbra - 4/ Température d’un volcan en éruption - 5/ Moonlight & Valentino - Subsidiaire : 223…

Roulement de tambour, sonnez trompettes et résonnez musettes… Ouverture de l’enveloppe et… Stef !!! Bon Jovi n’a qu’à bien se tenir…

Sinon, j’ai également fini l’upload des quelques photos ABC sur Piauo… Pour ceux que ça intéresse, le contenu est plus complet que ce que j’avais uploadé sur Facebook en son temps, ce qui implique répétition et approfondissement de certains sujets mais bon, on est numérique ou on ne l’est pas ;o).

++


Bac à sable…

mai 14, 2008

Ce mardi, j’étais chez Actiris… Oui je sais, juste l’enchaînement de ce sujet-verbe-complément circonstanciel de lieu fout les chocottes. Ça sent le chômage, l’ONEM qui rôde, les petites cartes qu’il faut glisser dans la boîte de son syndicat, l’incertitude, les lendemains qui déchantent et autres joyeusetés…

Mardi donc, j’étais convoqué ! Actiris avait mis les formes pendant mon absence, et ma secrétaire (entendez la madre) a eu beau leur répéter à de nombreuses reprises que j’étais loin loin loin, ils ont quand même trouvé utile de m’envoyer treize convocations pour une réunion qui s’annonçait de la plus haute importance et dont le sujet était : un jour, le méchant ONEM va vous convoquer, soyez prêts !

Faut dire qu’on a de la chance d’être ainsi épaulé. Le luxe de la démocratie et du Welfare State où tout un chacun trouve un brin de soutien et d’encadrement… quand tout fonctionne bien.

Je suis ce que l’on pourrait appeler un fervent adepte de la théorie du grain de sable et de la loi de Murphy (les deux vont souvent de paire !). Tout le monde connaît Murphy, le grain, c’est encore autre chose. En deux mots et pour faire bref, le grain de sable est ce petit importun qui vient s’immiscer dans une procédure généralement administrative et donc fastidieuse et qui fait capoter l’ensemble de la démarche, postposant son issue à A+10 ou la rendant d’un coup inextricable. Le plus souvent, réussir à s’en extirper relève du challenge olympique et un cul-de-jatte aurait plus de chance de gagner le 100 mètres à Pékin que de s’en dépêtrer.

Pour illustrer mon propos, rien de tel que deux petits exemples, dont un est issu de ma propre expérience :

- En tant qu’ancien indépendant, j’ai eu le privilège de payer mes cotisations mutuelles au prix fort pendant quelques années. Le jour où j’ai voulu quitter ce statut ô combien soutenu et encouragé par nos politiques, il a fallu 6 mois à ma mutuelle (pourtant d’une couleur qui se veut proche de la plèbe - j’aime les paradoxes) pour comprendre que j’étais chômeur. 6 mois où il vaut mieux ne pas tomber malade et où la demande de remboursement de prescription s’avère complexe. Heureusement que mon antenne locale était là pour m’expliquer que le siège décroche rarement son téléphone, que le dossier finira bien par passer un jour et que de toute façon, on ne sait rien y faire… Et pour les relances portant sur les cotisations n’étant plus d’actualité, fichtre, au bac… Il n’empêche, ça frustre.

- Lors de cette splendide séance d’information chez Actiris, trois grains de sables ont pris la parole, malgré le fait que clairement, nos informateurs ne seraient d’aucune aide. Parmi les cas les plus flagrants, notons celui de Georges (ainsi prénommé par défaut), possédant une boîte aux lettres au CPAS de sa commune et n’ayant jamais reçu les convocations d’Actiris, jusqu’au jour où l’un des préposés lui a remis un paquet énorme de courrier en lui disant “Hé bien monsieur Georges, on en a du courrier en un coup hein dites ! Faut pas demander si vous étiez sur Facebook. C’est gai d’avoir plein d’amis comme ça”… Monsieur Georges passait toutes les semaines pour relever son courrier. Rien pendant des mois et là, hop, par magie, les convocations, toutes d’un coup. Autant vous dire qu’entretemps, monsieur Georges s’était fait virer de chez Actiris pour non réponse, s’était pris l’ONEM dans la tronche et que les sanctions n’avaient pas tardé… Et quand Georges tentait d’aborder la question des responsabilités, autant vous dire que les grains de sable s’étaient transformés en plage espagnole à marée basse et que pour trouver une solution, autant tenter de sortir de sables mouvant avec un bloc en béton arrimé aux chevilles plutôt que de rester éveillé en attendant de tomber sur le bon interlocuteur au sein du dédale téléphonique des “je vous passe le bureau 230-432-453-235-544-retour 230 ha mais non hein-678-bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de… tuuuut, tuuuuut, tuuuuuut,…

Depuis ces différentes illustrations de ma théorie, c’est décidé, je ne mettrai plus jamais les pieds sur une plage… ou alors de sable blanc… au moins c’est beau… quoique…


Lost Highway Tour 2008 !

mai 10, 2008

Non non ! Pas d’inquiétudes, je ne vais pas partir faire le tour des autoroutes les plus désertes du monde !

Mais comme certains d’entre vous le savent, mon retour et anniversaire furent dignement fêtés il y a quelques jours. Et à ma grande surprise et pour mon plus grand plaisir, je reçus deux places pour assister au concert de Bon Jovi au stade Roi Baudouin ce 14 juin !!!

Il est donc indispensable de trouver la/le fan qui sommeille en vous et qui souhaite assister à un spectacle qui s’annonce déjà démentiel ! Et pour ce faire, rien de tel qu’un petit concours bien de chez nous avec des questions issues de ma Bible Bon Jovienne réalisée en 1996 !

Comme pour la devinette du bout du monde, les règles sont simples : réponses en commentaires et une question subsidiaire qui départagera les éventuels ex-aequo (oui, vous pouvez copier/coller les éventuelles bonnes réponses des autres et faire la différence sur la question subsidiaire… elle est pas belle la démocratie ?).

Allons- y…

Question 1.

Richie Sambora, guitariste de génie, utilise régulièrement une pédale lui permettant de moduler les sons de sa guitare à l’aide de sa bouche. Ca vous démonte les plombages, mais l’effet est relativement sympathique. Jeff Beck l’utilise aussi… Comment s’appelle cet outil ?

Question 2.

Qui étaient les special guests du concert du 2 juillet 1996 qui a eu lieu à l’hippodrome Wellington d’Ostende ?
1/ K’s Choice & Joan Osborne
2/ K’s Choice & Ozark Henry
3/ Clouseau & André Rieu

Question 3.

Tico Torres, maintenant divorcé, fut marié à une splendide top model durant quelques années… Quel est son nom et quelle grande marque l’a faite connaître ?

Question 4.

Le deuxième album de Bon Jovi s’intitulait 7800° Fahrenheit… Mais à quel moment se trouve-t-on confronté à cette température ?

Question 5.

En 1995, Jon Bon Jovi joue dans un Drame de 104 minutes. Les critiques adorent le film et il récolte un bon 1,5/4. Quel est le titre de ce film ?

Question subsidiaire.

Combien de pages comporte ma Bible Bon Jovienne ?

Que le/la meilleur(e) gagne ;o)…


Musique pour un voyage…

mai 8, 2008

Parce que j’en ai ennuyé plus d’un avec le volume sonore de mon Ipod, une petite liste des morceaux qui ont baigné ces mois sud-américains. La musique a bien bercé le voyage et s’est avérée un élément indispensable. Les effets qu’elle procure sont de multiples natures. Aidant à rester calme quand votre voisin est un petit ket de 3 ans qui, pendant 8 heures de bus, tente de battre le record du monde de production de larmes, soulignant certains moments, paysages, discussions, elle adoucit les mœurs et se place souvent comme un exhausteur de souvenirs.

Mozart m’a bien aidé à rester calme lors de ma première escale à Washington, Daft Punk et Simian Mobile Disco me donnait une bougeotte et une énergie assez impressionante et Pink Floyd a retenti avec force lors de ma traversée des Salars de Uyuni, nous donnant le soundtrack parfait pour accompagner les paysages merveilleux que la nature nous offrait…

A l’inverse, elle rythmait parfois un peu trop ma vie et j’ai appris à ne pas toujours écouter de musique lors de longues promenades et de longs trajets en bus. Sur de longue période temporelle, l’esprit se calque sur la durée des albums et des morceaux. Et quand vous savez que vous allez rester 14 heures dans un bus ou marcher 8 heures, qu’un album dure en moyenne 50 minutes et un morceau 4 minutes, après deux albums, vois pouvez estimer le temps qu’il vous reste. Dans ces moments là, il est parfois préférable de perdre complètement la notion du temps, de se laisser porter par les paysages et contempler, juste contempler…

Top 10 - Single :

1/ Editor : An End Has A Start. La mort n’est pas une fin en soi, morceau planant et bien rythmé. J’adore.
2/ Eddie Vedder : Hard Sun. De la BO de Into the Wild, en admirant des paysages ou lorsque l’avion survole les nuages, mignon et détendant.
3/ Arcade Fire : No Cars Go. Composition orchestrale, rock, idéale pour les réveils difficiles. HEY !
4/ Radiohead : Weird Fishes/Arpeggi. Devenu mon morceau préféré de In Rainbows !
5/ Smashing Pumpkins : Bullet With Butterfly Wings. Grand classique…
6/ Alanis Morissette : Ironic. Associé à certains événements de ma vie, calme, sensée…
7/ Daft Punk : Around the World/Harder, Better, Faster, Stronger. Sur l’album Alive, m’a souvent donné envie de danser.
8/ Bloc Party : Hunting for Witches.
9/ Massive Attack : Teardrop.
10/ Simian Mobile Disco : It’s the Beat. Pour l’énergie du morceau, les sons et surtout la montée… It’s the Beat !!!

Top 5 Albums

1/ Radiohead - In Rainbows. No surprises…
2/ Editors - An End Has A Start. Tout simplement bon !
3/ Daft Punk - Alive 2007
4/ The Herbalisers - Blow your Headphones
5/ The Dandy Warhols - Thirteen Tales from Urban Bohemia. Souvenirs souvenirs.


An End Has A Start…

mai 7, 2008

Ca y est ! Je l’ai eue cette petite boule du retour. Celle qui vous fait comprendre et réaliser que vous êtes bien là, assis dans l’avion qui vient de decoller. La sournoise qui vous dit “Fini, over, tu rentres”.

Une chose est sure : ces trois mois resteront indélébilement gravés dans ma mémoire. L’une des plus belles expériences qu’il m’a été donné de vivre jusqu’à présent (restons optimistes, il y en aura d’autres).

Je mentirais en disant que je n’ai pas quelque peu appréhendé mon départ en février. Les premières minutes après avoir franchi la douane belge m’ont trouvé hésitant, confus. Comme au retour, la même boule mais qui cette fois vous susurre “Mais qu’est-ce que tu fous”. On laisse derrière soi les gens qu’on aime, ceux qui vous font progresser pour tenter l’aventure seul et loin. Heureusement, celle là ne reste pas bien longtemps et le voyage et ses perpectives reprennent vite le dessus.

Le ressenti après ces trois mois reste difficile à exprimer. L’alternance entre des périodes de solitude et de contacts sociaux prolongés m’a semblé plus que bénéfique. La solitude ne m’a jamais réellement dérangé (l’avantage d’être fils unique) mais la compagnie d’autres voyageurs s’est parfois révélée indispensable pour garder un mental de winner. Etre seul, dans sa chambre ou dans un bus, est quelque chose que j’ai apprécié. Cette sensation retrouvée de pouvoir cogiter, de laisser son esprit vagabonder dans toutes les directions sans pression ni contrainte procure une sensation de liberté enivrante. Liberté de penser ou pas, de méditer ou de contempler, un luxe que je ne m’étais que rarement octroyé auparavant (non, je ne compte pas devenir moine ou me retirer dans un ermitage quelconque). Et force est de constater que cela m’a fait un bien fou !

J’étais parti sans réels objectifs si ce n’était celui de voyager et de découvrir des pays qui m’attiraient depuis longtemps. Certains partent parce qu’ils veulent trouver un sens à leur vie, des réponses à des questions existentielles qu’ils se posent depuis longtemps. J’avais fait le choix de laisser tout cela derrière moi, pas de considérations en tête afin de ne pas m’imposer une obligation de résultat à l’issue de ces mois. Au final, j’ai l’impression que, consciemment ou inconsciemment, certaines choses sont venues d’elle-mêmes, avec ou sans reponses…

Plus que lors de tous mes précédents séjours, ces 3 mois m’ont également permis de nouer de nombreux contacts avec d’autres voyageurs. De Raul, Amandine, Judith en passant par Olaf, Jerome et Aaron, j’espère réussir à garder le contact. Profils et cultures différents mais spontanéité et sincérité des échanges. Que ce soit le temps d’une soirée ou d’une semaine, les moments partagés le sont loin des préoccupations habituelles de notre quotidien, les rendant uniques et intenses.

Outre tout cela et pour éviter de tomber dans un égo-mélodramatisme tant flamboyant que larmoyant, partageons quelques enseignements tirés de ces trois mois :

- Ne jamais au grand jamais écouter 21 fois de suite An End Has A Start des Editors lors d’un bref moment de blues à Ushuaia. Ca n’aide vraiment pas ;
- Dans la même veine, éviter la chanson Ironic d’Alanis au décollage de votre Boeing 777-300, ou alors en zappant l’histoire du petit vieux qui prend l’avion pour la première fois. Ce dernier se crashe… Ironique ? ;
- Ne jamais sous estimer l’absence de puissance des chasses d’eau chiliennes et l’étroitesse du coude d’évacuation ! En sus, toujours vérifier que la chasse d’eau fonctionne avant de vous installer. Sans commentaires supplémentaires, les plus scatos d’entre vous pourront disposer de détails complémentaires sur simple demande et après quelques Triple Karmeliet ;
- Changer de chaussettes après deux semaines. Passé ce délai, l’odeur devient carrément insupportable et leur retrait ressemble à une épilation à la cire ;
- Ne jamais regarder les émissions suivantes : The Fist Of Zen (rien de porno, je vous rassure, juste de la connerie à l’état pur), The Girls of the Playboy Mansion (idem, en comparaison, Des chiffres et des lettres représentent un comble de l’érotisme), QE, Child Star Confidential, Keeping Up With The Kardishians, Exposed,… La chaîne câblée Tinovelas est à proscrire par dessus tout… ;
- Ne jamais tout miser sur un McDo à l’approche d’une grande ville. Au plus on cherche, au moins on le trouve… ;
- Subséquemment, la mousse au chocolat ne doit pas devenir une obsession lorsque vous cherchez un endroit pour vous sustenter. Si vous deviez en arriver à un tel point de détresse, la première forme de traitement consiste à arrêter de feuilleter le menu en commençant par la section dessert ;
- Le corps humain est ainsi fait qu’il est tout bonnement impossible de faire une overdose de pizzas et de Yogs… ;
- Quand vous achetez un billet d’avion, n’oubliez pas de regarder le retour. Le prix est important, mais les 11 heures d’escale à DC risquent de vous valoir quelques séances de thérapies au retour. Un aéroport américain, c’est sympa un moment, en sortir, c’est mieux !

Comme vous le constaterez, ça a carburé sec pendant 90 jours et en suivant ces quelques recommandations, votre vie sera encore plus belle !

Allez sur ce, ça y est, il est rentré !!! On se voit fin de la semaine pour certain(e)s, et le plus tôt possible pour les autres !!!


In The Air Tonight !

mai 5, 2008

Back in Buenos Aires, pour quelques heures encore ! Probablement le dernier message de cette rubrique et de ce voyage avant de retrouver notre beau pays…

Nos deux derniers jours en compagnie de Dusty furent epiques et visuellement surprenant… Mardi matin, le reveil se fait sous un soleil resplendissant et un ciel seulement parseme de quelques nuages. Plein d’entrain, nous reglons notre auberge et reprenons la route. Nous retournons vers Salta pour ensuite prendre la direction de Purmamarca, un petit village aux allures boliviennes situe au pied de la montagne aux Sept Couleurs (ca, ca fait rever !).

Apres seulement quelques kilometres, et la route etant parfaitement droite, nous constatons qu’au loin, le ciel est pour le moins couvert et que notre chemin risque fortement de nous emmener au coeur de l’action. Fini le beau temps, nous penetrons un bon vieux brouillard typique de chez nous. Quelques gouttes, une route en terre pour le moins etroite et qui se plait a sinuer gaiement le longs des parois de la montagne que nous empruntons. Conduite defensive, klaxon aux entournures, les paysages sont probablement magnifiques mais nous ne distinguons absolument rien. Apres une bonne heure de ce traitement, nous emergeons enfin dans la vallee, soulages et motives par l’idee qu’a Salta, nous aurons peut-etre l’occasion de nous sustenter dans la grande chaine a l’arche doree… La traversee de Salta se fait avec quelques tatonnements et confirme mon souhait de ne point vouloir conduire pendant les heures de pointe argentines. Ils sont dingues, ca sort de partout, ca va dans tous les sens, ca donne la priorite et puis ca la refuse, il y a de quoi perdre quelques enjoliveurs…

Pour rejoindre Purmamarca, il faut passer par Jujuy, ville a 150 kilometres de Salta. Pour arriver a Jujuy, deux routes sont possibles. Une voie rapide et une petite route de campagne asphaltee, large de trois metres et courant le long des versants de differents monts, enchainant les virages sans visibilite aucune. Parce que nous sommes de vrais aventuriers (ou parce qu’on s’est tout simplement gourre de route), nous nous retrouvons sur ce petit filet de bitume. J’arrive a garder mon sang froid et a ne pas me prendre pour Colin Mc Rae, et nous nous promettons de prendre la voie rapide pour le retour.

Arrives a Purmamarca apres cette journee de folles routes, c’est avec joie que nous nous precipitons dans le premier restaurant potable de l’endroit (pas de Ronald a Salta) avant de prendre possession de notre habitation dans une auberge proche de la place principale du village. Purmamarca est effectivement tres charmant: Ambiance detendue, relax, les touristes s’y arretent generalement dans le cadre de tours et les 1000 habitants de l’endroit ont reussi a garder une atmosphere typique de ces petits villages. Le mont situe derriere le village arbore clairement de multiples couleurs, du vert au rouge en passant par le jaune, preuve s’il en est que la region est riche en minerai et mineraux de toutes sortes.

Mercredi, dernier jour, il nous faut rentrer sur Salta pour rendre Dusty a sa famille. Mais avant, il nous reste a voir les Salinas Grandes, etendue de sel sise non loin de notre dernier gite. La route longe la vallee avant de monter de deux milles metres, nous emmenant a 4170 metres, et avant de redescendre quasi directement sur le Salar. De loin, on peut en distinguer les limites mais plus nous nous rapprochons, plus nous commencons a etre absorbe par le blanc immacule environnant. Il ne nous faut que quelques kilometres sur la route traversant le Salar pour reperer une piste et nous engager dessus. Je me souviens de Uyuni, du lac, des trous et de l’eau qui se trouve probablement sous nos roues. Legere apprehension, analyse de quelques trous. Il y a effectivement de l’eau par endroit, mais la couche de sel semble plus que solide et d’une dizaine de centimetres d’epaisseur. La balade est demente, il est tres agreable de rouler dans ce type de paysages et de se sentir perdu au milieu d’un desert de sel…

Une fois le pic-nic consomme au coeur du Salar, nous reprenons la route de Salta. Le temps se degrade de nouveau quelque peu et il nous faut slalomer entre les vehicules roulant a du 10 km/h et les camions arrivant en sens inverse. La voie rapide se resume etre une nationale a deux bandes, et je suis plutot content quand, quelques heures apres, nous repenetrons dans Salta. Il nous reste quelques heures avant de partir pour Iguazu, et ces quatre jours auront quand meme ete bien charges. La region autour de Salta est tout simplement magnifique, avec des paysages d’une variete et d’une beaute a couper le souffle, et je suis ravi d’avoir eu l’occasion de parcourir ce petit millier de kilometres afin d’en faire la connaissance…

Jeudi matin, c’est le grand depart. Reveil a 5h15, quittage de l’auberge a 6h00 et arrivee dans le bus a 6h15. Ready pour 26 heures, le litre de Coca sur les genoux et l’Ipod charge a bloc. Deux changements en matinee, une petite heure de retard sur le timing initial, c’est vers 12h30 que nous entamons le plus gros du voyage. Excellents films, bonne nourriture, staff fort sympathique, tout se deroule pour le mieux jusqu’a notre arret a Resistencia quand notre steward vient nous annoncer que nos amis agriculteurs et producteurs de la region ont decide de bloquer les routes pour une duree indeterminee. Toujours insatisfaits par les mesures prises par le gouvernement, ils empechent tout trafic. Dans un esprit de solidarite et de compassion a leur egard, je suggere subtilement de foncer dans le barage. Un double-deck de 15 metres contre un tracteur John Deere, y a pas photos, nous sommes l’hippopotame ! Je suis meme pret a brandir le drapeau argentin en chantant la marseillaise et en hurlant que non, Maradonna n’est pas mort, rien n’y fait, mon idee ne fait pas l’unanimite. Il est minuit et demi (qui fait des barrages routiers a minuit et demi ??? Ils sont potes avec les camionneurs francais, c’est pas possible), nous entamons notre 18eme heure et je commence tout doucement a avoir envie d’arriver.

Deux heures plus tard, nous franchissons le barrage. En combinant ce retard avec le premier, nous arrivons 4h apres l’heure prevue, soit midi. Cela ne fait pas franchement mes affaires, mon avion partant le lendemain quasi a la meme heure. Je dispose donc d’une apres-midi pour visiter le Parc National d’Iguazu et avoir la chance de voir ses cascades mondialement connues. Apres une rapide douche, direction le parc, sous un vieux crachin digne de chez nous. Nous sommes proches du Bresil, au coeur de la Selva, et le temps semble fluctuant comme un gouvernement belge en (de)composition. Isa prefere rester a l’auberge et faire la visite Samedi.

Le Parc d’Iguazu, c’est Walibi ! De belles allees bien proprettes, de multiples magasins de souvenir et restaurants et, cerise sur le gateau, un petit train sur de vrais rails qui vous emmene dans le point le plus eloigne de l’entree du parc. Entre nous, et a part vous eviter de marcher, ce train ne sert a rien. Pas de paysages, lent au possible, longeant un sentier qui pourrait faire une agreable promenade, je conchie ce train… Mes heures sont comptees et si je veux faire le parcours que j’ai defini, j’ai plutot interet a me depecher. Direction la Gargantua du diable donc, histoire de me donner une vue de ce qui s’annonce etre l’un des plus impressionants panorama du parc. Un reseau de passerelles surplombe les differents bras de rivieres de l’endroit et apres un petit quart d’heure de marche, c’est le choc ! Face a de multiples cascades, au bord du gouffre, le bruit de l’eau est assourdissant et l’ecume monte de plusieurs dizaines de metres au dessus de la surface. Rien a dire, pour une entree en matiere, c’en est une belle. Je suis scotche, fascine, emerveille ! Je ressaute dans le petit train (ok, en l’occurence, il est pratique, je gagne du temps… n’empeche, je le conchie) et me dirige vers les sentiers inferieurs et superieurs, a 2500 metres de la et qui donnent un point de vue totalement different sur le parc. Le sentier inferieur etant ferme vu l’heure a laquelle j’y arrive, je decide d’emprunter la voie de sortie. Pas question qu’on m’en prive et s’il le faut, je marcherai un peu plus vite pour ne pas me retrouver coince dans la jungle au coucher du soleil… Meme chose, je suis de nouveau bluffe par la beaute du site…

Samedi matin, direction l’aeroport. Un vol d’une heure et demie plus tard et me revoila en plein coeur de Buenos Aires. Comme a l’aller, je redepose mes affaires dans le quartier de Recoleta, a deux rues du cimetiere cette fois. Petit hotel, chambre unipersonnelle, j’ai envie d’un peu de calme pour mes dernieres heures ici bas. L’autre option etait un dortoir de 20 personnes mais bizarrement, je n’ai pas ete tente. Je passe le reste de la journee a flaner dans le quartier avant de retrouver l’hotel et de m’y offrir une bonne nuit de repos.

Dimanche, evenement ! Je renoue avec les minibus et les touristes package. J’ai envie de revoir les principaux quartiers de Buenos, et surtout celui de la Boca, connu pour ses facades multicolores et son equipe de football. Le quartier n’est pas le plus sur de la ville, sans aucun doute le plus pauvre, et le tour offre cet encadrement qui me securise. Les guides deconseillent de s’y rendre seul, je me souviens en avoir parle avec Seb, donc autant jouer la carte Prudence en cette fin de voyage.

Un dimanche a Boca, et quand l’equipe de foot recoit son principal adversaire du championnat, ca vaut le detour. Ambiance Anderlecht-Standard, 1000 policiers dans les rues, des barrages dans tous les sens, ce village au coeur de la ville s’anime d’une belle maniere ! Ca courre, ca crie, ca jongle, ca insulte, les autorites canalisent le flot des supporters en les faisant emprunter deux itineraires totalement differents. Notre petit groupe se retrouve donc plonge dans la marmite pour une bonne heure, et je ressens meme l’envie d’assister au match (et ca, ca fait peur). Outre Caminito, la petite artere du centre (tres/trop)touristique de la Boca, les petites rues alentours sont charmantes. Ancien quartier portuaire, les marins recuperaient tout ce qu’ils pouvaient pour construire leur chez soi. Maisons de toles dont les couleurs multiples s’expliquent par le fait qu’ils diposaient rarement de la quantite de peinture necessaire pour recouvrir l’ensemble du batiment, c’est a mes yeux le quartier le plus “original” de Buenos Aires. Pas d’inspirations exterieures, pas de copies ou d’inspirations architecturales europeennes, la Boca est le coeur originel de BA !

L’apres-midi, meme principe, je deambule dans Recoleta. A 17h00, je retrouve Amandine, une franco-espagnole rencontree a Ushuaia et etudiant a Buenos Aires. Une longue papote en deambulant dans les allees du marche artisanal de Recoleta (l’occasion d’acheter un souvenir kitschissime pour le loustic a venir - les parents vont adorer) suivie d’une bonne glace au gout indefinissable, ca fait du bien et aide a apprehender le retour avec plus de serenite.

Et ce lundi, dernier jour si j’excepte mes 11 heures d’escale a Washington DC, je decide de faire une ultime sauvegarde de mes dernieres cartes memoires. Deux cartes, dont une m’affiche le sympathique message des “donnees corrompues”. 600 photos dans le neant, bien presentes sur une carte mais non accessibles… La fin de l’Ile de Paques, le centre et le nord du Chili, la traversee de Uyuni, tout cela menace parce qu’un je ne sais quoi a decide de corrompre mes donnees (et qu’elles se sont laissees faire les vilaines sournoises !). Qu’a cela ne tienne, a l’heure ou j’ecris ces lignes, un petit programme de recuperation tente tant bien que mal de sauver la plupart d’entre elles. Je compte un petit 25% de perte et je suis content, mais il fallait que je le fasse pour etre sur de bien faire dodo dans l’avion.

Sur ce, il est temps de cloturer. Un petit taxi, un petit bus, deux avions et 11 heures pour decouvrir Washington, ca y est, c’est le grand retour !

A tres bientot en Belgique !!!


Travel Buddy and…

mai 3, 2008

Travel Buddette !

Apres une petite semaine, nos routes se separent. Au programme pour Isa, visite du Parc National d’Iguazu ce samedi, pendant que je prendrai l’avion pour Buenos Aires-les-bains.

Cette petite semaine fut fort sympathique ! Et Travel Buddy a egalement fortement apprecie cette presence belgo-belge apres avoir passe quasi trois mois a me supporter…

Une update plus consequente se fera a Buenos Aires ou je disposerai de moulte temps d’ici a lundi soir…