Across The Beagle

février 29, 2008

Au terme de cette troisieme semaine, me voila donc arrive au sein du village le plus austral de notre planete. Envie etrange  que celle de vouloir l’atteindre finalement, car si on continue a descendre, on ne risque pas de tomber de l’assiette, mais bon… J’y suis, et j’y reste.

A Puerto Williams, on ne surfe pas sur la latitude, sur la fin du monde. On le proclame discretement sur quelques autocollants, en petites lettres imprimees sur certaines devantures. Pas de marketing a la Ushuaia. Les paquebots de croisiere sont remplaces par des chalutiers, le supermarche Carrefour par un minimercado sans frigos, les meutes de touristes par quelques trekkers…

Mais avant de parler de Puerto Williams, revenons brievement a la genese de cette semaine.

Dimanche, comme prevu, j’embarque sur un petit voilier avec cinq autres touristes. Direction le phare des Eclaireurs, en passant par de petites iles abritant colonies de cormorans et hordes d’elephants de mer. Le temps est parfait, soleil et pas un pet de vent (pas de mauvais jeux de mots), nous naviguons au moteur. Les quatre heures de trajet sont un regal. A gauche, l’Argentine et Ushuaia. A droite et derriere nous, le Chili, ses montagnes et leurs sommets enneiges. Le tout me donne envie de prendre des cours de voile une fois de retour… La soiree se deroule tranquillement a l’auberge, avant de devier vers un pub irlandais (ils sont partout) avec un petit groupe de backpackers de l’auberge.

Lundi, je m’octroie un bon vieux Day Off. Je glandouille toute la journee, reserve mon vol pour Puerto Williams a l’aeroclub et en profite pour terminer Into The Wild, mon bouquin du moment. Rien de transcendant donc, si ce n’est le temps qui est a nouveau magnifique. Avant d’arriver a Ushuaia, et lorsque je consultais la meteo sur le net, tout n’etait que froid et averse. Depuis mon arrivee, je n’ai eu que soleil et balades en T-Shirts. Selon le tenancier de l’auberge, en short ce jour-la, cela faisait quatre ans qu’il n’avait plus eu l’occasion d’en porter…

Histoire de terminer mon sejour a Ushuaia en beaute, je pars a la decouverte du Parc National de la Terre de Feu mardi en debut d’apres midi. La pizza de l’avant veille ayant provoque quelques sequelles au sein de mon organisme, je me la joue plutot tranquille et choisi un sentier de 10km le long du lac, de difficulte moyenne. Un parcours de sante en somme, durant lequel je croiserai de nombreux lapins (enormes !).

Je commence a fortement ressentir le besoin de bouger. Ces 5 jours a Ushuaia m’auront permis de nouer des liens plus profonds avec d’autres voyageu(-euses)(-rs). Cinq jours, et on se sent chez soi…

Mercredi matin, je deboule a l’aeroclub a 9h30 tapantes, pret a prendre place a bord de mon coucou. Stupeur a ma descente du taxi (sans tremblements) : entre mon reveil et mon arrivee sur la piste, un epais brouillard s’est leve et recouvre la baie. Impossible d’y voir a plus de 300 metres. Mon bon sens legendaire me fait dire que le decollage risque d’etre un peu complique, mais qu’avec les instruments, ca devrait le faire. Un peu angoisse quand meme (pas envie de voir mon vol annule), je rentre dans la salle faisant office d’accueil et tombe sur un vieux briscard au blouson de pilote. Il me serre chaleureusement la main, ce sera mon chauffeur. Apres quelques formalites, il me confirme qu’un depart On Time est plus que compromis, hors de question de voler par un temps pareil. Le brouillard est rare ici bas, mais on a le temps, c’est moi qui paie. J’adhere a sa philosophie et, ainsi proclame Maitre du Temps, nous attendons patiemment que le vent se leve pour nous degager tout ca. En entendant mon souhait de suivre des cours de pilotage une fois de retour au pays (je sais, le voilier + l’avion, ca fait beaucoup, mais bon…), Buck Danny m’emmene dans un hangar et me fait asseoir dans le biplace qui sert a l’instruction des futurs pilotes. Pendant 20 minutes, je peux chipoter aux flaps, au manche, a la radio,… Il m’explique longuement le role de chaque cadran, m’inculque deja le concept d’attention distributive (surveiller constamment le tableau de bord). Je suis comme un gosse. Et selon Omar (prenom officiel de Buck Danny), tous les pilotes sont des gosses… La formation coute 2000 dollars pour 40h. L’avion en coute 35000. Je me tate :o).

Petit a petit, la brume commence a disparaitre. Vers 10h30, on est pret a decoller. Je prends place a l’arriere de l’avion, l’avant etant occupe par Silvio, pilote encore en apprentissage, et Omar, son instructeur. Le concept est bien trouve : ce sont les touristes qui paient pour que l’eleve puisse voler et arriver ainsi au nombre d’heures requises pour postuler aupres des grandes compagnies aeriennes. Le touriste quant a lui se pose la question de savoir s’il ne prefererait pas voir le vieux briscard aux commandes, mais fini par se dire qu’il a l’air d’etre en de bonnes mains.

Cinq minutes apres le decollage, l’avion effectue un virage sur babord, et entame sa descente vers l’aeroport international d’Ushuaia (une piste, deux gates…), ne retrouvant une position horizontale que quelques secondes avant de toucher le bitume de la piste… Passage oblige par la douane, et nous avons le temps de rapidement prendre un cafe avant de reprendre notre route. Omar m’explique que c’est le fax qui a detruit le Concorde, que le jour ou je prendrai des cours de pilotage, j’arreterai de fumer et que, grace aux pourboires laisses a la fin des vols, ils financent la bibliotheque de l’aeroclub (tres tres finement joue ! Finaud Omar !). L’immigration passee avec succes, c’est reparti pour un tour. Tour de controle, checklist, tour de controle, decollage, survol du Canal de Beagle pendant 25 minutes et nouvel atterissage, en terre chilienne cette fois.

Je suis ravi, content, emballe. De 58000 habitants, je passe a 2250. De la ville touristique, je me retrouve dans une base navale tranquille, verdoyante et coloree. Puerto Williams, contrairement a Ushuaia, tient les promesses que je lui ai faites faire.. Le village est parseme de petites maisons blanches ou colorees, style canadiennes, construites pour resister a des temperatures extremes (meme si depuis 20 ans, les -20 degres hivernaux sont devenus -10 !). Les rues sont en terre, chaque habitation possede un petit jardin dans lesquels jouent des enfants. Les chiens paressent tranquillement sous les porches, de la fumee s’echappe des cheminees en aluminium. Le tout respire la tranquilite, et c’est beau !

Je prends mes quartiers dans une auberge du centre et pars me balader. La mission du jour : trouver un moyen de reserver le ferry hebdomadaire qui devrait m’emmener a Punta Arenas au terme d’un voyage de 40h. Apres un coup de fil et un mail, j’apprends que tout est complet pour les semaines a venir. Le ferry est le seul moyen pour Puerto Williams de s’approvisionner, et la demande est forte. Quelque peu decu, je me rabats sur l’avion. Plus economique, plus rapide, au lieu de croiser entre les montagnes, je les survolerai…

Au programme de ce jeudi, et probablement de demain, balades dans les environs, photos si soleil. Le rythme devrait fortement s’accelerer maintenant. Direction au Nord, bien plus au Nord…

J. aka el Perdido


Ushu ? Ya Ya…

février 24, 2008

Ce mercredi, me voila donc dans mon bus semi-cama. Au programme, une petite heure de route jusque Caleta Olivia, un premier changement direction Rio Gallegos, ou je devrais arriver le lendemain matin. Le temps est splendide et j’assiste au coucher du soleil entre la mer et les etendues desertiques qui bordent la route. La RN3 se degrade de plus en plus au fil de la nuit, et mes voisins sont bruyants. Apres une nuit de ce traitement, c’est passablement dephase que je debarque a Rio Gallegos, ou une petite heure de repit m’est accordee avant de prendre mon dernier bus. 13h de route pour terminer, parsemee de 4 postes frontieres, autant de cachets dans le passeport, et une pomme dans le sac a dos…

1h30 plus tard, premiere halte a la douane argentine. Fouille totale des bagages, et moue impressionnee des douaniers a la vue de ma pharmacie. Je leur glisse, sourire aux levres, qu’il ne s’agit pas de drogues, juste de quelques pillules censees soulagees tous les maux dont je pourrais etre victime. Devant tant de prevoyance, et au moment ou j’allais entamer la partie scatologique de mon inventaire, ils saluent mon esprit de precaution et arretent la leur fouille. Vingt minutes plus tard, rebelote du cote chilien, mais on ne s’attarde que sur les bagages a main.

Alors qu’ils ne restent plus que deux personnes entre moi et l’agent de l’immigration, mon regard est attire par une affiche representant une enorme pomme bien verte, barree et cerclee de rouge. Le mot AMENDE s’etale en grosses lettres juste en dessous. Mon sang ne fait qu’un tour, je me retrouve plonge dans mon sac, juste a cote du petit sac en plastique contenant le viatique que je m’etais octroye en prevision de ce long voyage. Depuis 24h, ma pomme “Royale” y croupi, attendant de se faire devorer. Ni une ni deux, je hele mon chauffeur et lui glisse un discret “Tengo una manzana en mi mochilla”. Devant son air catastrophe, je realise que je risque de passer la fin de ma vie a eplucher des pommes de terre dans le penitencier des iles Sandwich, voire de me faire transferer a Guantanamo… En bon pere de famille qu’il est, la bouche en coin, il me souffle “sors la de ton sac, et cache la dans la poche de ton pantalon”. Discret une pomme dans une poche… Il ne reste qu’une personne avant le moment fatidique. Une genuflexion plus tard, une enorme bosse deforme ma poche gauche et, ma main tenant fermement l’objet delictueux, je tends mon passeport en affichant ma plus belle tete d’enfant sage. La demoiselle me suivant me glisse un “bien joue”. C’est presque gagne… Le sac passe les rayons X sans problemes, j’ai l’impression que le FBI et le SWAT chilien vont debouler d’une minute a l’autre, je sors, m’assieds dans le bus et attends avec impatience notre depart…

Cet episode termine, nous reprenons notre route. Arrive au detroit de Magellan, le bus embarque sur un bac pour une traversee de 15 minutes. L’excitation de l’ensemble des passagers est palpable. On sent qu’on approche, que le tambourin de la petite fille du dernier rang ne sera bientot plus qu’un mauvais souvenir. Des dauphins noirs et blancs viennent nager et bondir dans notre sillage. La terre ferme regagnee, il ne reste plus que 300 km… et 2 postes frontieres. A un moment, il faut le reconnaitre, ca commence a faire beaucoup, mais on s’accroche. Les villes de la Terre de Feu commencent a defiler, Rio Grande, Tolhuin, et les panneaux “Las Malvinas son Argentinas” parsement le bord de la route.

Et soudain, surprise. Apres des milliers de kilometres de paysages desertiques, les arbustes deviennent des arbres et bientot, ce sont des forets entieres qui sortent de terre. Des montagnes, des lacs, les neiges eternelles font leur apparition. Au detour d’un virage, le detroit de Beagle et la bourgade d’Ushuaia…

Une fois mon auberge trouvee, je pars en reconnaissance et rapidement, Ushuaia me fait penser a ces stations de montagnes huppees, comme on en trouve dans les Alpes francaises, la mer en plus. 2 rues principales, bordees de banques, magasins de souvenirs, un casino, des agences de voyage. L’image “fin du monde” est un peu bousculee. Plutot la “fin d’un monde”, ou le tourisme a definitivement pris ses marques, et ou les croisieres a 4000 dollars larguent leurs centaines de passagers en quete de Duty Free. Vous l’aurez compris, mon impression sur la ville en elle-meme est assez mitigee. Neanmoins, les activites alentours et les possibilites de balades s’annoncent quant a elles plus que prometteuses.

Vendredi, et apres une bonne nuit de sommeil, je potasse mes guides pour determiner la suite de mon voyage. Un village chilien attire mon attention. Ushuaia vit sur un mensonge en affirmant etre la ville la plus australe du monde, preuve du marketing intensif dont s’entoure la ville. Un petit village resiste encore et toujours a l’envahisseur, et est actuellement le village le plus austral : Puerto Williams ! Je passerai donc la matinee a analyser les differentes manieres de m’y rendre, ce qui ne semble pas si simple de prime abord. Finalement, mon choix se porte sur un petit Piper quadriplace de l’Aeroclub local. Mercredi, je devrais m’envoler vers le Chili et passer quelques jours dans cet endroit, ou la majorite des logements appartiennent a la Navy et ou le Club Naval sert de point de ralliement aux expeditions en partance pour l’Antarctique.

De la, et pour eviter de revenir sur Ushuaia et de repasser devant 4 douaniers patibulaires, je devrais embarquer sur un ferry assurant la liaison avec Punta Arenas. 38 heures de navigation dans le detroit de Beagle, assis sur une bonne banquette, ca devrait le faire ! Lundi, je regle l’histoire de l’avion et pour le ferry, et vu la difficulte pour obtenir des informations pertinentes, je verrai sur place…

Ce samedi, je decide de me rendre au Cerro y Glacier Martial. Il fait plein soleil, 23 degres et le tout culmine a 1250 metres. Un telesiege qui ferait palir d’envie une station de ski Turkmene amene les randonneurs a 500 metres, les 500 metres suivants se font le long de sentiers affichant 40% de denivelee. Station de ski situee a 7km du centre, l’acces au glacier est assure l’ete, et la balade donne droit a de splendides vues sur le detroit et la ville. Une fois au bout du sentier, et alors que la neige est encore assez lointaine, je decide de quitter le chemin. Je traverse de nombreux petits torrents qui coulent le long des flancs de la montagne et me rapproche jusqu’a pouvoir faire un bonhomme de neige. Depuis quelques annees, rechauffement climatique oblige, le glacier fond a vue d’oeil, a tel point que les autorites craignent qu’il n’en reste bientot plus rien…

Au retour, et pour eviter de reprendre un taxi de la base au centre, je redescends par un sentier longeant le torrent. Chemin faisant, je fais la connaissance de Claire et Michel, avec qui je rejoins le centre. La promenade est plus qu’agreable et represente un excellent substitut a la route asphaltee empruntee par les taxis.

Pour finir, et parce que pendant 26h, on a l’occasion de gamberger un chouia, une petite pensee pour les chocolats SUCHARD. Alors que le soleil se couchait sur les plaines de la Patagonie, subitement, je realisai que Suchard ecrit a l’envers devenait DRAHCUS… Coincidence etrange pour des aliments que l’on suce, non ??? (d’accord, j’admets, elle me paraissait bien meilleure dans le bus, mais je suis incapable de resister…).

J. aka El Fin Del Mundo (almost)


El Pescador

février 20, 2008

Aaaah, me voila de retour a Comodoro… Cette ville est en train de s’inscrire comme hub de transit dans mon periple. Troisieme fois que je m’y arrete, a chaque fois pour des escales de 2 ou 3 heures. Le ptit gars de la consigne commence a bien me connaitre (et a me maudire, chaque fois qu’il doit soulever mon sac), et je ne desespere pas d’arriver a lui faire prononcer mon prenom parfaitement avant mon retour en Belgique…  Je trouve Comodoro totalement ininteressant, mais je me console en arpentant les allees de son supermarche en quete de pommes, de coca et de Yogs, ainsi que pour surfer rapidement sur le net entre deux bus…

Ces trois derniers jours furent assez grandioses, n’ayons pas peur d’exagerer un peu.

Pour suivre la chronologie, c’est donc dimanche que je quitte Sarmiento, m’arretant une deuxieme fois a Comodoro pour y prendre le bus qui m’emmenera a Puerto Deseado. Deux compagnies assurent le service, et sans dater de Mathusalem, on peut aisement constater que leurs bus ont deja quelques kilometres dans les roues, et qu’ils ne doivent pas etre a leur premiere collision ave un Lama, si on en juge par l’etat de leurs pare-brises.

Demarrant a 18h, c’est vers 22h00 que le bus penetre dans Puerto Deseado, apres avoir longe la cote pendant une bonne partie du trajet.

Puerto Deseado, c’est le terminus, le eindpunt, la fin de la voie. Impossible de continuer a descendre vers le Sud, il n’y a plus de route a proprement parler. Pour continuer, il faut remonter 200 km vers le Nord. C’est comme faire du yo-yo avec son bus, ou mettre son pied dans une chaussette : a un moment, plus moyen d’aller plus loin (splendide, je sais)… Malgre le peu d’infrastructure portuaire visible, c’est egalement un port important de la cote Atlantique, ou de nombreux navigateurs et explorateurs se sont arretes, de Darwin a Magellan en passant par Cavendish, et ou le transit de marchandises et la peche drainent encore pas mal de travail.

En arrivant tard dans la soiree, je me demande un peu a quoi m’attendre. Le bus penetre dans la ville et la traverse d’Est en Ouest pour rejoindre son terminal. Cela me permet d’apercevoir les chalutiers, de petites maisons en bois entourees de nouvelles residences, quelques beaux buildings datant d’une autre epoque et une ambiance qui a l’air tres decontractee.

L’un des inconvenients de ce genre d’endroit, et je l’ai vecu a Sarmiento egalement, c’est que l’on n’y trouve pas d’auberge de jeunesse. Seule solution : prendre un hotel, une chambre single, et payer deux fois le prix habituel. Qu’a cela ne tienne, je me dis que ca en vaut la peine et me retrouve dans un espace relativement confine, me faisant penser a une cabine de matelot, disposant d’une television et de 95 chaines. Autant vous dire que je ne me suis pas couche tot les trois nuits de mon sejour, et que j’en ai bouffe de la serie americaine sous-titree et des documentaires sur tout et n’importe quoi…

Lundi, j’occupe ma journee par une grande promenade dans la reserve situee a l’entree de la ville. Eau turquoise, des milliers d’oiseaux, quelques pingouins, beaucoup de poussiere et du vent, les paysages sont magnifiques. Rapide petite sieste en rentrant, et je fonce assister au coucher de soleil sur la baie, au son de la samba emanant des ecoles qui repetent pour le carnaval qui aura lieu ce week-end. 

Mardi, reveil tardif, et direction Cis Tours, l’agence chez qui j’ai reserve mon trip pour les Bois Petrifies situes a 250 km de la. Monument National, l’endroit est considere comme un musee a ciel ouvert, et le tout a plus de 150 millions d’annees… Bonne surprise, nous ne serons que 4 + le guide, et le trajet se fera dans un recent pickup Toyota.  Durant tout le trajet, Georges nous donne enormement d’informations sur l’histoire de la region, sa culture,… On le sent passionne, amateur d’Histoire, devoreur de livres sur les expeditions qui ont permis de decouvrir la Patagonie et toute cette partie de l’Amerique du Sud. L’entreprise est familiale, on a le fiston comme guide, et cela cree un rapport chaleureux et convivial.

Apres deux bonnes heures, et une longue traversee d’etendues semi-desertiques peuplees de lamas et d’autruches, nous arrivons a l’entree du parc. Compare a Sarmiento (j’ai fini par comparer…), le site est beaucoup plus imposant, les arbres plus massifs et plus nombreux. Le vent souffle en tempete, le ciel est gris et une fois de plus, je me sens tout petit par rapport a la force des elements. Le volcan situe a proximite a recouvert de nombreuses mesas de roches volcaniques, et certains arbres petrifies ont vu leur interieur se retrouver incruste de cendres. Une balade d’une heure plus tard et nous nous retrouvons a table, a l’entree du camp, a deguster une “mitraillette locale” sans les frites et ou l’hamburger a ete remplace par du veau pane.

Au retour, je succombe a la fatigue et m’octroie une petite sieste, accompagne par les chanteurs patagoniens que Georges nous fait decouvrir. Une halte rapide a la Grotte de Notre Dame de Lourdes (elle venait visiblement passer ses vacances dans le coin, entre deux miracles), dont les parois sont recouvertes de grafitis remerciant la vierge pour ses bienfaits, et Georges decident de quitter la route goudronnee pour aller faire un tour dans la reserve et nous montrer ou pecher, ou logent les cormorans et ou se rassemblent les pingouins.

Accompagne par un italien et deux anglais, et notre expedition touchant a sa fin, nous decidons d’aller boire une biere avec Georges, ayant passer quasi toute la journee a parcourir des routes bien poussiereuses. Puerto Deseado possede une micro brasserie produisant la Cueva, biere declinee en brune, blonde et noire. Pour faire plaisir au belge, nous entamons la degustation par une Stella, et on la termine par une Cueva. La fin de notre journee etait prevue a 19h30, et il sera finalement 22h30 quand Georges nous deposera a nos hotels respectifs. J’ai rarement connu ce genre de moments dans le cadre de tours organises, ou la tendance veut que l’on preste du vite fait bien fait certifie ISO 9001. Rien a redire, et definitivement a conseiller pour la qualite de la prestation et la passion dont Georges a fait preuve (vais ecrire au Lonely tiens, ils ne sont memes pas dedans…).

Ce matin, direction Comodoro, ou j’ecris ces quelques lignes, avant d’embarquer pour USHUAIA ! Au programme, 26h de bus, trois changements, quatre postes d’immigration a passer sac sur le dos et barbe non rasee. Arrivee prevue ce jeudi soir a 22h00 locale, je sens que je vais etre d’une fraicheur exemplaire et que mon entree dans le dortoir risque d’etre remarquee…

Sur ce, a plus danslbus (enfin “les”),

J. aka el Pescador


Je kiffe vs. Je conchie - Round I

février 17, 2008

Tout voyage recele son lot de bonnes et de mauvaises impressions. En instaurant le JK / JC, je livrerai mes appreciations sur ce qui m’a plu et deplu durant ces trois mois. Round I !

Je kiffe :

- la gentillesse des Argentins. Du garde a la banque qui me fait eviter une file de 30 personnes pour que je puisse changer quelques euros a Victor qui me propose de m’asseoir a sa table et de partager sa biere dans une gargotte bondee, ils ont le sens de l’accueil ;
- les bus Ejecutivo et le BINGO d’Andesmar ;
- regarder les gens, assis sur mon banc dans les nombreux parcs des villes ou je m’arrete. Je deviens papy ;
- prendre mes photos pendant l’heure de la sieste. Ce qui explique l’absence d’individus sur la plupart de mes cliches ;
- lire vos mails et commentaires, je ne suis pas si loin finalement ;
- Apple et son iPod. J’ai mis du temps a adherer, mais pouvoir choisir entre 250 albums et ecouter un bon vieux Bobby Lapointe suivi d’un Geluk en regardant une 4L monopoliser deux bandes sur une route a deux bandes, c’est plaisant ;
- les paysages infinis qu’offre la Patagonie. Ses etendues desertiques, le soleil faisant miroiter l’asphalte… ;
- les pizzas, glaces, jus de fruits frais, et surtout, SURTOUT, les Yogs, DanUp locaux a se taper le popotin par terre ! ;
- le climat. Pour l’handicape des glandes sudoripares que je suis, il est parfait, ni trop chaud ni trop froid ;
- le rythme de vie argentin. De 7h00 a 1h00 du mat, excepte siesta, il y a toujours du monde dans la rue ;
- ce sentiment qui nait apres certaines rencontres d’autres voyageurs, ces discussions tardives a propos de tout et de rien. Cette immediatete dans l’etablissement de liens sociaux, denuee de tout prejuge ou, meme apres une seule soiree passee ensemble, on se dit a bientot au lieu d’au revoir ;
- m’asseoir a l’avant et au premier etage des bus double deck, meme si cela fait de moi un parfait Crash Test Dummy en cas de frontal…

Je conchie :

- les francophones qui pensent etre seuls au monde et qui, en me croisant apres 30 km de VTT, couvert de poussiere et liquefie, se permettent un meprisant “il a l’air sympa lui ” ;
- mon manque de presence d’esprit et de repartie dans ces moments la, et de ne pas avoir lancer un cinglant “Et toi connasse, t’as pas vu ta gueule ? On la voudrait meme pas pour recurrer le fond des chiottes” ;
- l’absence de priorite pieton. En rentrant, je n’oserai plus traverser sans avoir au prealable attendu 10 minutes et analyse toutes les possibles collisions entre un vehicule motorise et mon enveloppe corporelle ;
- Samsonite, voir message precedent, ne revenons pas sur ce facheux incident ;
- la bestiole qui m’a bouffe le bras gauche une nuit, en me laissant une centaine de boutons… Non, je ne gratterai pas !
- les gars qui se levent a 6h du matin et reveillent tout le dortoir en empaquetant tout leur bordel ;
- le fait d’etre moi-meme ce gars de temps en temps…

Resultat Round I : JK Wins 12 to 7 !!!


Stupefix !

février 17, 2008

Jeudi, reveil aux aurores, direction la Peninsula Valdez et son parc national, situe a 100 km au Nord de Puerto Madryn. Un minibus vient me prendre a l’hotel a 8h30 petantes (ma conception du reveil aux aurores…), et apres un bref ramassage dans differents hotels de la ville, nous entamons le trajet.

Le groupe est compose majoritairement d’italien, notre guide est parfaite bilingue espagnol-italien, et Bruno, un ado en vacances, s’occupe de faire la traduction pour les 3 anglophones presents dans le van (en l’occurence, un new-yorkais voyageant avec une chinoise, et moi). Durant tout le trajet precedent notre entree dans le parc, nous aurons droit a de nombreux details sur la ville de Puerto Madryn, ses industries, son developpement,… Ainsi, en l’espace de 20 ans, sa population est passee de 10.000 habitants a 70.000. A cause du tourisme ? Que nenni ! Le tourisme n’arrive qu’en 4eme position, apres la production d’aluminium, l’extraction de porphyre et la peche. Pas du tout ce a quoi on pourrait s’attendre tant la ville a des airs plus que touristiques. Le reste du temps, je converse gaiement avec David the American, activiste anti-pollution, travaillant dans le social au coeur de Manhattan, detestant Bush et spectateur aux premieres loges lors des attentats du 11 septembre, son bureau etant a deux rues de Ground Zero…

Une fois arrive dans la reserve, et apres une bonne heure et demie sur ces bonnes vieilles routes en terre que j’avais parcourues a velo deux jours avant, nous arrivons a la Punta Norte de la peninsule, refuge pour une colonie d’otaries. Groupees a differents endroits de la plage, elles se prelassent tranquillement au soleil. Au fil de la journee, nous aurons l’occasion de decouvrir lamas, elephants de mer, pingouins,… Sous un soleil de plomb, largement compense par un vent soufflant en rafale, les quelques instants passes au bord de leurs plages sont tres agreables. Les pingouins ont ma preference, et les regarder se dandiner maladroitement sur la plage avant de nager gracieusement dans l’eau est un plaisir… Un vieux moustachu de l’endroit m’expliquera que sur l’extremite Est de la peninsule vivent 30 personnes. Pas d’eau potable, et un vent qui souffle regulierement bien plus fort qu’aujourd’hui (en gros, bien au dessus des 100 km/h), la peninsule est consideree comme une steppe, le stade precedant la sierra, le desert…

De retour a l’auberge et apres l’ingestion d’une pizza bien meritee, je fais la rencontre de deux francais, avec qui j’irai manger une glace histoire de bien feter la Saint-Valentin, que les argentins semblent fortement apprecier ici-bas. Les argentins vivent tard, et il n’est pas rare de voir des enfants jouer dans les parcs bien apres minuit. Cela rend les soirees tres agreables, et il m’arrive souvent de ne manger qu’aux alentours de 22h, pour ne rentrer qu’a minuit. Les rues sont sures, les familles sont de sorties, et cela rend les soirees tres plaisantes !

Vendredi matin, re-reveil a l’aube. Cette fois-ci, direction le terminal des bus, afin d’embarquer dans celui qui me conduira a Comodoro Rivadavia, ou je devrais pouvoir prendre une correspondance pour le village de Sarmiento, a deux heures de route de la. Le bardas sur le dos, je parcourre le kilometre qui me separe du terminal, et y arrive bien a temps. Une fois dans le bus, films a gogo, plateau repas, et surtout, surtout, le BINGO !!! Avec la compagnie Andesmar, rien a dire, on se marre (jeu de mots pourri, j’en conviens, mais tention, un autre arrivera plus bas, dans la meme veine !). Alors que je sieste paisiblement, Pink Floyd dans les oreilles, le steward me reveille pour me tendre un cure dent en plastique et une mini grille de BINGO. Une fois toutes les regles expliquees au micro, c’etait parti, l’ensemble du bus retient son souffle et espere pouvoir gagner la bouteille de vin mise en jeu… Sceptique les 5 premieres minutes, je me suis vite pris au jeu, ma grille se perforant rapidement. Helas, mille fois helas, a 5 chiffres de la victoire, je fus devance par l’un des autres voyageurs, qui osa un timide Bingo quelques rangees derriere moi. Rien a dire, j’ai trouve cela tres bon esprit, et pense que je vais reprendre cette compagnie dans le futur…

Comodoro est la capitale du petrole de l’Argentine. Avant de penetrer dans la ville, on peut deja apercevoir les puits de forage, les pompes, les reservoirs,… Toute l’activite de la ville tourne autour de l’or noir. Ayant deux heures de battement avant mon bus pour Sarmiento, je depose armes et bagages a la consigne et m’en vais faire un rapide tour en ville. Grands hotels, casino, la ville attire surtout des hommes d’affaires venus jouer avec la production locale. Rien de bien excitant, et je suis plutot content quand mon bus demarre et prend la route de Sarmiento.

Pendant les deux heures que prendront le trajet, la route longera oleoducs, champs d’extractions, pompes,… Le paysage est semi desertique, et la voie que nous empruntons va jusqu’au Chili, la distance entre les deux cotes etant faible a cette hauteur et les routes facilement praticables. Comodoro essaie d’ailleurs de developper son infrastructure portuaire pour rivaliser avec le Canal de Panama, le transfert de marchandise d’une cote a l’autre et son re-embarquement du cote chilien pouvant devenir une solution alternative au franchissement du Canal.

Des l’entree dans le village de Sarmiento, le paysage change. Verdure, arbres, pelouses. Une oasis entre les champs de petrole, qui ne le restera malheureusement pas longtemps.  Depuis janvier de cette annee, on a trouve des nappes de petroles tout autour de Sarmiento. De quoi produire 100 millions de barils, et ainsi presque doubler la capacite de production de la region. De moins de 5000 habitants en 2005 (date de mon guide), on est passe a 20.000 aujourd’hui, et le chiffre ne cesse d’augmenter. De nouvelles rues se creent, des lotissements apparaissent un peu partout. En allant manger hier soir dans un petit restaurant proche de mon hotel (pas d’auberge ici - et une bonne heure pour trouver un hotel aux prix democratiques), je fus invite a m’asseoir a la table d’un argentin qui mangeait une demi pizza en buvant 1L de Quilmes (question de priorite). Victor travaille dans le Campo de la ville, et selon lui, l’afflux de population cause par le petrole ne sera pas bon pour son village. Avis partage par la tenanciere bougonne de mon hotel, qui s’appelle pourtant l’hotel ISMAR (ca, c’est le deuxieme jeu de mots pourris annonce plus haut !). Comme souvent, l’etranger fait peur, et la crainte de voir la securite, le calme et l’ordre mis en danger par ceux que la ruee vers l’or noir fait accourrir predomine…

Ce samedi, et parce que Sarmiento n’est qu’a 30 km d’une reserve ou l’on peut voir des arbres petrifies, je saute dans un taxi pour m’y rendre. Pas d’agences proposant des excursions, pas de loueurs de voiture, pas de bus circulant de maniere reguliere. Pour bouger a Sarmiento, c’est le taxi. Apres une bonne demi-heure, j’arrive a l’entree du parc. N’ayant aucune idee de ce que j’allais y voir, j’hallucine completement une fois engage sur les chemins.

Il y a 70 millions d’annee, la reserve etait recouverte par une mer, des lacs, des marecages. Avec le temps, la durete du climat, le vent, tout cela a disparu, et il ne reste plus qu’un gigantesque paysage lunaire. Fossiles, troncs d’arbres fossilises, l’eau et le vent ont erode les rochers et les ont laisses couverts de sillons, de veines. Le froid de l’hiver a fait geler l’eau au sein des troncs, en faisant exploser une partie en echardes de pierres qui recouvrent presque l’entierete des chemins que les visiteurs peuvent parcourir. Seul durant ma visite, avec un vent soufflant de maniere continue et sous un ciel bien couvert, le sentiment est etrange, face une nature qui a quelques millions d’annees de plus que moi, et qui en a encore certainement quelques autres devant elle… On trouve un parc du meme style aux abords de Puerto Deseado, ma prochaine halte, et je pense serieusement aller y faire un tour, pas pour comparer, mais pour revoir ce type de decor… Le taxi m’aura coute un pont, mais ca en valait definitivement la peine !!!

Demain, passage express (je l’espere) par Comodoro, et je devrais retrouver la cote Atlantique dans le courant de la soiree, dans la ville de Puerto Deseado… Next !

J. aka el Bosque

Avant de cloturer definitivement, un peu d’antipub, car je ne desespere pas devoir de l’argent a quelqu’un en continuant a raconter mes inepties sur ce blog :

- Samsonite : je conchie, j’abhorre leurs ceintures-documents. Cette petite ceinture que je scotche sous mon bide a biere et qui contient dollars, euros, carte de credit, de debit, yens et pesos ! Cette ceinture que, si je le pouvais, j’agrafferais dans mes bourelets pour etre sur de ne pas la perdre… Deux annees de suite qu’apres quelques jours de voyages, ces chiottes de ceintures lachent, tout ca parce que Samsonite fait des economies en fixant l’elastique, soumis a tension comme tout elastique qui se respecte, a une piece de plastique aussi fine qu’une languette de string !!! Blaireaux va ! Enfin, me voila dorenavant equipe par Waterdog, made in China, et jusqu’a present, ca m’a l’air nickel !


Lomo Sapiens

février 14, 2008

Debarque mardi matin a Puerto Madryn a l’aube, je prends vite possession de mon nouveau logis. Au programme, un dortoir pour 6 personnes situes dans une auberge toute neuve. Les dortoirs sont repartis autour d’une belle petite pelouse agrementee de transats et d’un hamac, il ne m’en faut pas plus pour me dire que j’ai fait le bon choix. Niveau colocataires (je ne le decouvrirai qu’apres ma sieste post-nuit-danslbus), je le partage avec trois allemandes et deux anglophones. Entoures de demoiselles donc, la galanterie devra etre de mise, tout comme les bonnes manieres !

Remis de mes emotions (je parle du trajet en bus !), je me dirige vers le centre et sa “digue” afin de decouvrir ma premiere plage argentine. 28 degres, plein soleil, elle est couverte de locaux, eux-memes en conges. Rien d’exceptionnel cependant, Puerto Madryn semble etre une station balneaire classique, possedant son casino et ou les porteños aiment bien venir se prelasser. L’ambiance y est detendue et me rappelle nos stations chicos de la cote belge (les grosses bagnoles en moins). Apres un leger moment de reflexion, je me decide a louer un VTT a mon auberge, et a partir faire un tour dans les environs.

Avant de prendre la route, je prends bien soin d’ingurgiter 250 grammes de glaces a l’ombre d’un parasol en sirotant un jus de pomme. Ma derniere experience cycliste m’ayant laisse un leger traumatisme, autant prendre ses precautions et ne pas partir le ventre vide. Ceci etant fait, direction Punta Lomo, ou une colonie d’elephant de mer a elu domicile. A 17 km du centre, il me faut emprunter une route de terre parsemee de graviers, vallonee et sinueuse a souhait. Je comprends l’empressement de mon loueur de me filer des rustines et une trousse de materiel digne de Touring Secours… Sur cette bande de terre, la progression se fait en plein soleil, et les automobilistes me depassant a vive allure contribuent a me rendre gris de poussiere. Apres une bonne heure, j’arrive a l’entree de la reserve. Comble de malchance, suite a une maree de fonds, il n’y a que 6 bestioles sur la plage. Qu’a cela ne tienne, je n’ai pas traverse le desert pour rien, et je decide de quand meme monter jusqu’au mirador.

Durant toute la duree de mon pedalage intensif pour m’y rendre, et lorsque je jetais un coup d’oeil dans mon retroviseur arriere pour m’assurer qu’une manoeuvre d’evitement de rocher ne risquait pas de me propulser sous le pare buffle d’un 4×4, j’avais pu constater que le temps se couvrait fortement sur Puerto Madryn, et pouvais meme distinguer les ondees qui semblait l’arroser. Fort de cette constatation, j’avais decide de tenter ma chance jusqu’au bout, ne pouvant me resigner a rebrousser chemin avant de me faire doucher. Resultat, a peine avais je franchi l’entree de la reserve que je me faisais copieusement arroser comme un malpropre (terme qui, au vu de la poussiere dont j’etais recouvert, est parfaitement adequat).

J’avise alors un splendide Range Rover, trois touristes et la doublure de Rambo (pour tout ce qui concerne les biceps-triceps-quadriceps-cortex). Le genre de gars passionne de peche, qui a deja probablement tue un orque a main nue, et dont on pourrait retrouver la photo sur les murs d’un bar de cambrousse, brandissant fierement une truite de 50 kg. Deux phrases plus tard, mon VTT se retrouvait sur le toit de son vehicule, et nous repartions vers Puerto Madryn. L’ondee se calmant, je lui demande de me deposer a l’entree de la ville, ou se trouve l’Ecocentro, un magnifique musee relatif aux mers profondes, et qui explique ce qui vaut a Puerto Madryn et a la Peninsule de Valdez de posseder un ecosysteme aussi riche. Au gre des saisons, on peut y observer baleines, orques, cormorans, elephants de mer, pingouins,… J’y apprendrai, et cela me fascine toujours, qu’un albatros peut voler 1000 km sans se poser sur le sol (ce qui n’est pas un mal, vu leur capacite a aterrir lamentablement - souvenons nous de Bernard et Bianca), et que les mamans elephants de mer peuvent plonger jusqu’a 1500m pour trouver de la nourriture, restant ainsi pret de 90 minutes sous l’eau… Dingue ! J’ai rarement vu un musee de cette “categorie” aussi didactique, qui plus est dans un cadre aussi enchanteur.

Fort de tout cela, je me decide a ramener mon VTT a l’auberge, apres une balade de 30 km (oui oui, pas d’illusion d’optique, vous avez bien lu un 3 et un 0). Mon dos, mes cuisses, mes mollets, mes poignets, tous me detestent royalement et me le font bien sentir. Meme mon petit orteil droit semble faire des siennes, probablement par solidarite avec le reste de mon corps. Quoiqu’il en soit, la Foret de Soignes n’est plus qu’un mauvais souvenir, The Crevette Strikes Back !!! Je passe vite sous la douche en esperant ne pas boucher les canalisations, et me dis qu’apres cette journee, il serait peut etre temps que je passe au T-Shirt Nº2…

La fin de la soiree se passera dans le jardin de l’auberge, a deviser gaiement avec les allemandes de mon dortoir, deux israeliens revenus du front et un argentin en vacances dans le coin. Au cours de ma derniere discussion avec Nicolas, l’Argentin, j’apprendrai que la Stella Artois que l’on trouve partout ici est produite directement en Argentine par la societe qui detient 90% du marche (Quilmes) et qu’il est meme possible de trouver de la Leffe au supermarche du coin (faut dire que Nicolas avait bien adhere a la Leffe le soir meme, et que le sujet de la biere lui semblait intarrissable).

Ce mercredi : detente. Je passe une bonne partie de la journee a bouquiner dans le jardin, avant de faire un tour en ville afin de determiner quelle agence aura mes faveur pour partir visiter la peninsule de Valdez ce jeudi. En meme temps, je prends mon billet de bus pour vendredi, direction Comodoro de Rivadavia, ou j’espere pouvoir trouver une correspondance pour Sarmiento, un bled totalement paume mais qui m’attire assez… Pour y aller, j’effectuerai mon premier trajet de jour, afin de pouvoir pleinement profiter des paysages…

Sur ce, direction le supermercado pour y denicher une Leffe, avant de rejoindre mon lit superpose…

Chau !

J. aka el Orca


Bahia Blanca

février 11, 2008

Ayant quitte les turpitudes de la vie de la capitale, j’ai pose mes sacs a Bahia Blanca, une petite ville de presque 1 million d’habitant, a 700 km au sud de BA…

Samedi, je continue a deambuler dans les rues de BA, mon sac toujours solidement arime sur mon dos. La garde robe est restee stockee a l’auberge, mon bus partant a 23h15 de Retiro… Le temps est changeant, et avant d’entamer ma descente vers le grand Sud, je decide de me faire plaisir en m’installant sur la terrasse d’un restaurant de Puerto Madero et en y commandant entree (empanadas de jamon y queso), plat (brochette mixte poulet-boeuf) et dessert (trois tonnes de mousse au chocolat !), le tout pour a peine 17€. Une fois cette enorme quantite de nourriture ingeree, il me faudra quelques dizaines de minutes pour redescendre, et pour que le processus de digestion soit deja assez avance pour que je puisse aligner deux pas consecutifs. En guise de promenade digestive, je repasse dans le Microcentro, entierement desert en ce premier jour de week-end, avant de terminer sur une terrasse de Retiro pour y boire deux enormes jus d’orange. Une apres-midi extremement gastronomique, detendue, et Wellness.

A 22h00, je depose mes sacs sur le quai d’embarquement de la gare des bus de Retiro. Precedemment, je vous avais deja fait part des details “techniques” relatifs a ce terminal. Et bien une fois sur le quai (ou j’ai pu occuper l’heure 1/4 qu’il me restait a tuer a regarder autour de moi), il faut avouer que c’est encore plus bluffant. Jamais vu ca de ma vie. Un petit monsieur installe dans un haut parleur prend le micro toutes les deux secondes (et je n’exagere rien) pour annoncer la plateforme et le depart de tels ou tels bus, pour telles ou telles destinations. Non Stop ! J’assiste a un vrai balet ou les petits rats sont d’enormes cars de 10m de longs, qui se suivent a la queueleuleu et prennent placent dans leur porte d’embarquement. Mis l’un derriere l’autre, il y aurait moyen de bloquer la moitie de la petite ceinture en un clin d’oeil. Bref, je suis bluffe, et ne comprends toujours pas comment j’ai reussi a trouver mon bus parmi les 75 cars presents. Si on avait ca sur Delta pour les departs aux sports d’hiver, ce serait une partie de plaisir ;o)…

Au niveau du trajet en lui-meme, rien de special a signaler. Autant de place pour les jambes que dans une business class aerienne, une legere collation servie a l’embarquement, tout le confort y est.

A 7h45 dimanche matin, je foule le sol de la gare des bus de Bahia Blanca, apres 8h de voyage qui, meme si elles se sont excessivement bien passees, me laisseront quand meme pas mal creve.

Apres une courte sieste, j’entreprends de decouvrir le centre de cette ville. Son principal interet reside dans les anciens batiments qui parsement ses rues ombragees, et dans le port qui se trouve a quelques kilometres de la. C’est dimanche apres-midi, et le centre est totalement desert. La ville ne commencera a se reanimer qu’aux alentours de 18h00. Je m’enfile rapidement une pizza aux Mundo della pizza (95 pizzas differentes sur la carte) avant de la digerer paisiblement un bon roman entre les mains.

Ce matin, reveil aux aurores (entendez 9h00 ! Faut pas deconner non plus). Je rends mes clefs, stocke mes 15kgs de bouquins dans la salle a manger de l’hotel, et me decide a aller voir les infrastructures portuaires de Ingeniero White, la commune de Bahia Blanca ou se trouve le premier port en eau profonde d’Argentine. Ne me demandez pas pourquoi, mais voir de grands portes containers, de gigantesques silos a grains, et des tuyaux et des tapis roulants dans tous les sens, ca me fascine (Seb et Vince se souviendront probablement de mon coucher de soleil industriel a Darwin ;o).

Apres un court voyage en bus, et apres avoir compris ou je devais descendre dans cet enorme complexe, me voila parcourant les rues de Ingeniero. Au detour d’une photo, et a quelques dizaines de metres du poste de la securite, je me fais interpeller par un policier. Visiblement, photographier les installations portuaires n’est pas autorise. Je lui explique que je suis touriste, et que j’adore tout ce qui touche de pres ou de loin aux ports du monde entier (ouais, je sais, c’etait dans un espagnol beaucoup plus approximatif que cela, le pretexte est bidon, mais on s’est compris). Souriant, il me dit qu’il n’y a aucun probleme et que, si je le souhaite, je peux penetrer l’enceinte et faire quelques photos, tant qu’elles ne concernent aucune des entreprises presentes. Surpris par cette invitation, je le remercie chaleureusement, et vois son collegue me faire un salut militaire reglementaire quand je passe le barrage de controle… S’ensuit une petite balade de deux heures, que je prolongerai par la visite de la petite ville bordant les usines. Ambiance paisible, ou les petites batisses des ouvriers cotoient quelques musees, bars, et boites ou le personnel en mal d’amour peut venir trouver un peu de reconfort apres une dure journee de labeur…

De retour a Bahia Blanca, je m’installe sur la place Rivadavia, ou je bouquine en attendant le moment de venir taper ces quelques lignes.

Cette nuit, un nouveau bus avec comme destination Puerto Madryn, 8h plus au Sud. Le point de depart pour la Peninsule de Valdes ou, outre les colonies d’elephants de mer, il devrait etre possible d’apercevoir quelques cetaces. Avec une petite plage en prime, je devrais encore legerement accentuer le teint de homard qui me caracterise presentement…

Hasta Siempre !

J. aka el Marinero

 


La Madeleine…

février 10, 2008

Lorsque j’etais adolescent, j’ai passe mes vacances par deux fois en Correze, ou mes grands parents maternels possedaient une caravane. Un peu a l’ecart d’Argentat, au bord de la Dordogne, l’endroit etait calme et entoure de nature.

Mon grand-pere, pecheur (de poisson) devant l’eternel se levait tout les matins a l’aurore pour assouvir sa passion, et ne revenait qu’en milieu de matinee pour s’occuper de ses prises et siroter un verre de vin en lisant Libe a l’ombre de sa vigne. Ma grand mere quant a elle s’occupait de l’intendance et adorait egalement bouquiner tranquilement.

A cette epoque, je n’etais pas l’ado le plus degourdi qui soit. L’idee de pecher, de saisir un poisson visqueux avant de le vider ne m’excitait guere, et je preferais me refugier dans de longue balades sur le velo de Ghislain Lambert de mon grand pere, ou de m’imaginer traquer le renard en me plongeant dans mon Copain des Bois.

Ces sejours etaient egalement l’occasion revee pour decouvrir les alentours de notre petit terrain… Nous partions regulierement sur la route, pour visiter entre autre Brives la Gaillarde, Rocamadour, Salers, le Puy Mary. Autant d’escapades qui me laissent de magnifiques souvenirs.

Ce que j’adorais par dessus tout, et outre le poisson fraichement peche que nous faisions cuire au BBQ quelques heures apres sa capture, c’etait le magnifique filet pur de l’Auvergnassou, un petit restaurant situe sur les hauteurs du village. Servi sur une plaque d’ardoise chauffee, entoure de differentes sauces, de frites et de salade, c’etait un vrai regal !

Ce que je redoutais par dessus tout : la visite a Dede et a sa maman. Fermiers de leur etat, ils vivaient le long de la route qui reliait le terrain au village. Amis de mes grands parents depuis des decennies, la maison-ferme etait un vaste foutoir peu entretenu. Mon angoisse arrivait a son paroxysme chaque fois que Dede sortait ses verres a vin de son bar pour nous faire gouter sa nouvelle cuvee. Si je ne me souviens pas de la qualite du breuvage, je me rappelle exactement de son processus de fabrication, et de tous les details qui nous avaient ete fournis a ce moment la. Apres chaque recolte, Dede rassemblait ses raisins dans un grand bassin, et les foulait de ses pieds pour en recolter le jus avant de le traiter… La vue des pieds de Dede, de leur proprete plus que relative et la longueur de ses ongles auraient pu dissuader un bedouin assoiffe de ne fut ce que boire une lichette de son vin. Mais comme j’etais un petit garcon de la ville, et qu’il fallait etre poli, je m’executais et m’entendais meme dire “Huuum, c’est bon”… Apres tout, l’alcool etait cense desinfecter…

Ces deux sejours m’ont en tout cas laisse de splendides souvenirs qui remonterent a la surface cette nuit du 9 au 10 fevrier 2008 quand, en penetrant dans les toilettes de mon bus Ejecutivo, j’ai retrouve l’odeur du WC chimique de mon grand-pere, qui jouxtait notre caravane dans sa petite tente privative…


Porteños…

février 8, 2008

Mercredi apres-midi donc, et apres une sieste reparatrice, j’ai commence ma decouverte de BA. Sac sur le dos et lunettes de soleil sur le nez, j’ai profite de la fin de l’apres-midi pour reperer les alentours de mon auberge, sise non loin de l’Avenida Santa Fe et de la Plaza General Martin (pour ceux qui connaissent). Je descends la rue Neuve locale, m’y paie un bon McDo (indispensable pour pouvoir comparer nos niveaux de vie respectifs : l’indice Menu Big Mac est ici de 3,5 €) et continue a parcourir quelques grandes avenues pour me retrouver devant le palais du gouvernement.

Jeudi, je pars a la decouverte du Nord. Au programme : mon quartier et celui de Recoleta, ou se trouve un cimetiere qui ferait palir d’envie Pierre Tombal. 54.000 metres carres, 4800 tombeaux touchant tous les styles ou reposent pele mele quelques vieux presidents, d’illustres ecrivains et poetes, et la non moins celebre Eva Perone (seul tombeau qui remporte l’unanimite des touristes d’ailleurs). L’endroit me rappelle quelque peu le cimitero monumentale de Milan… Je poursuis la visite en me dirigeant vers le musee des Beaux Arts, que je ne visiterai finalement pas, et me retrouve hors de mon itineraire…

Pour effectuer mes deplacements au sein de Buenos Aires, j’applique la bonne vieille technique du gars qui est de l’endroit, m’assurant ainsi d’eviter tous desagrements que pourraient causer mon statut de touriste fraichement debarque. L’air sur de moi, le regard portant sur l’horizon, je marche d’un pas decide laissant ainsi sous entendre ma parfaite connaissance de l’environnement dans lequel j’evolue. En regle generale, ca se passe plutot bien, sauf quand mes pieds decident de se desynchroniser du flux que leur transmet mon cerveau et m’attirent dans des endroits dont les coordonnees n’ont pas ete memorisees par mes soins au prealable. La technique du gars connaissant l’endroit ne permettant pas de se balader en tenant ouvertement un guide ou une carte, je me suis donc retrouve a un moment relativement perdu entre deux avenues a 7 bandes de circulation. Qu’a cela ne tienne me direz vous, il suffit d’appliquer la technique de la mousse, consistant non pas a reussir a verser une biere en laissant juste le col suffisant a sa parfaite degustation, mais bien a reperer les eventuelles traces de mousses presentes sur les troncs d’arbres et a ainsi determiner les quatre points cardinaux. Il ne reste plus des lors qu’a prendre la direction souhaitee jusqu’a arriver sur une artere connue. Seul hic dans le cas present : beaucoup d’arbres, mais pas de mousse… Finalement, c’est a l’ombre d’un de ces feuillus que j’ai discretement sorti mon Lonely pour me reperer, repris mon chemin d’un air plus determine que jamais et rejoins la station de Subte (metro) la plus proche afin de me rapprocher du centre (a 20 eurocentimes le trajet, on aurait tort de s’en priver)…

Une fois ce dernier rejoint, je poursuis mon exploration du centre par une longue promenade le long de Puerto Madero, docks completement renoves et ou il fait bon se balader en fin d’apres midi. Petit passage par le Microcentro (quartier Business de BA), rapide surf sur le net, et direction l’auberge pour me refaire une beaute avant de passer a table.

En sortant de ma douche, je realise soudain que toute la technique expliquee ci-dessus, et en ce qui me concerne, ne tient plus que par un fil. En effet, on a beau pretendre etre un autochtone en laissant transparaitre une confiance en soi sans faille, la presence d’un enorme coup de soleil sur le pif et sur les bras, ca la fout mal et ca decredibilise !

Ce vendredi, petite journee plus tranquille ! Mes pieds ont deja avales quelques kilometres, et le temps est maussade. Un petit crachin fait office de brumatiseur, et l’air est plus respirable (24 C, 76% d’humidite). J’en profite donc pour tenter de delimiter un plan d’action pour les jours qui viennent, et mets au point un itineraire provisoire qui devrait au moins tenir jusque Ushuaia. Ceci etant fait, je me dirige donc vers la gare des bus de Retiro, afin de reserver mon transport pour demain. A Buenos, la gare des bus cotoie la gare ferroviaire de Retiro et de Retiro San Martin. Si vous la cherchez et que vous ne savez pas quelle direction suivre, il suffit de faire comme les saumons et remonter le courrant des bus qui s’en echappent (ou, a l’inverse, suivre la kyrielle de bus qui s’y rendent, mais l’hypothese du saumon ne tient plus dans ce cas)… Autant vous dire que c’est le bordel total, tant au niveau de la circulation qu’au niveau de la foule qui se presse sur les trottoirs. Arrive au terminal, j’ai l’impression de rentrer dans un aeroport. D’une longueur de 400 metres, il dispose de 75 quais d’embarquements et une foultitude de compagnies y sont representees. Je jette mon devolu sur Condor Estrellas, fait peter le dollars et reserve mon trajet pour Bahia Blanca en bus Ejecutivo. Le trajet se faisant de nuit, je vais pouvoir dormir comme un loir sans etre embete par une chevre squattant l’allee centrale.  Pour pallier au comportement agoraphobe que provoque chez moi les foules en partance que l’on trouve dans ce genre d’endroit, et en plus de la technique du gars du coin,  je reste en mouvement constant et, meme dans la file d’attente pour prendre mon billet, je me balance et jette frequemment quelques regards alentours, analysant les environs et mesurant les menaces eventuelles.

Le billet en poche, je retourne faire un petit tour a Puerto Madero. Petit pit-stop a l’auberge pour y prendre ma veste (le brumatiseur s’est transforme en arroseur de pelouse), et je me dirige vers San Telmo, au Sud de BA. En l’espace de quelques rues et avenues, toute l’atmosphere change. La ou le centre de Buenos Aires est bruyant, pollue, et ou la traversee d’une rue s’apparente a un slalom en charette de supermarche sur une piste noire, San Telmo fait figure d’un petit havre de paix. Ruelles pavees et a sens unique, maisons de deux ou trois etages maximum, le quartier est repute pour ses antiquaires-galeries-d’art et autres expositions. J’y reste quelque temps, prenant bien soin de siroter une Chopp de Quilmes sur une petite place, et entame ma remontee vers mes quartiers.

Pour terminer, et parce que je ne desespere pas gagner un jour un peu d’argent avec toutes les inepties que je peux debiter, quelques annonces publicitaires du meilleur gout :
- Biofenac : si vous avez mal au dos, la drogue ideale !!! Ca vous ferait courir le 100m haies a un paraplegique, et si le moelleux de votre matelas d’auberge pourrait faire passer un lit a eau pour une vulgaire planche de bois, c’est le remede ideal. Effet assure pendant 24h !
- Columbia : 35€ la paire de shoes, et j’ai l’impression de me balader en charentaise. J’adore !
- Rexona : sans commentaires…

Sur ce, le temps est venu pour une douche bienvenue !

Hasta la proxima !


Small Update

février 6, 2008

Depuis le precedent post, quelques dizaines d’heures ont coule, et je suis excessivement bien arrive a Buenos Aires. Une douane, un ptit bus, et je prenais possession de ma chambre dans le quartier de Retiro, ou les boutiques Christian Dior cotoient les Night Shop ouverts 24h/24h. Une petite sieste plus tard (apres 30h de bourlingage de porte a porte, je le valais bien), et j’ai commence a deambuler dans les rues de cette capitale.

Les premieres impressions sont excellentes, Buenos Aires me donne le sentiment d’etre une ville ou il sera agreable de passer quelques jours ! Entre les autochtones qui se font royalement bronzer sur les pelouses des parcs publics, les differents quartiers qui semblent tous posseder un charme propre, je compte rester ici jusque samedi, avant de commencer a me diriger vers le Sud…